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PLAN MAROC VERT :
LES 16 PLANS REGIONAUX
20 avril 2009
1-
Plan régional de
l'Oriental.
2-Plan régional Taza-Al hoceima-Taounat
3-Plan régional
Tanger-Tétouan
4-Plan
régional Fès-Boulemane
5-Plan régional
Meknès-Tafilalet
6-Plan régional du Gharb
7-Plan régional
Rabat-Salé-Zemmour-Zaër
8-Plan régional Casablanca
9-Plan régional Doukkala
10-Plan régional Chaouia
11-Plan régional Marrakech-Tensift-Al
haouz
12-Plan régional Tadla-Azilal
13- Plan régional
Souss-Massa-Drâa
14- Plan régional
Guelmim-Esmara
15-
Plan régional
Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra
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Plan Maroc Vert :
ce que produira chaque région
Près de 150
milliards de DH d’investissement d’ici 2020 et une valeur ajoutée appelée à
être multipliée par 2,5.
Un objectif économique : développer une agriculture intensive et
moderne.
Un objectif social : moderniser la petite agriculture et améliorer les
revenus des petits fellahs.
Des outils :
agrégation, développement d’infrastructure, formation, assistance technique.

En avril 2008, à
l’occasion des premières assises de l’agriculture, l’opinion publique et les
professionnels découvraient pour la première fois le Plan Maroc Vert : une
politique de relance de l’agriculture, désormais considérée comme le
principal moteur de croissance de l’économie nationale pour la prochaine
décennie.
Pour cela, les pouvoirs publics n’entendent pas lésiner sur les moyens :
l’ambition est d’attirer dans le secteur agricole des investissements de près
de 150 milliards de DH d’ici 2020. Objectif : générer, à terme, un PIB de 100
milliards de DH par an. Cette nouvelle richesse permettrait d’améliorer les
revenus des agriculteurs et de garantir davantage la sécurité alimentaire de
30 millions de Marocains. Par la même occasion, il s’agit de protéger les
ressources naturelles des différentes régions tout en intégrant l’agriculture
marocaine au marché national et international.
16 régions, autant de plans et de contrat-programmes.
Avril 2009. Une année plus tard, et en marge des deuxièmes assises de
l’agriculture, l’heure est à un premier bilan de la mise en œuvre du Plan.
Cette dernière s’articule au double niveau national et régional. L’échelle
nationale est celle de la définition des grandes orientations, du cadrage des
modalités de mise en œuvre du Plan, de la préparation des lois et textes
d’application, de la mobilisation des partenaires internationaux et
nationaux, de l’élaboration des contrats programmes nationaux et de
l’évaluation des politiques.
L’échelle régionale est plutôt celle de la planification territoriale de mise
en œuvre du Plan, en cohérence à la fois avec les spécificités territoriales
et avec les orientations nationales. Elle a aussi vocation à devenir celle de
l’impulsion et du contrôle des activités des niveaux provinciaux et locaux.
Cette régionalisation de l’agriculture est matérialisée par les plans
agricoles régionaux (PAR) qui sont des feuilles de route pour le
développement agricole dans les 16 régions, déterminant des objectifs à
atteindre à travers la réalisation de 1 500 projets d’agrégation agricoles et
de projets transverses dans toutes les filières. Ces plans ont fait l’objet
de signature, mardi 14 avril, à Fès devant le souverain, de
partenariats entre le gouvernement, représenté par le ministère de
l’agriculture, et les 16 régions, représentées, chacune, par leurs walis,
présidents de régions et présidents de chambre agricoles.
Une revue rapide des grandes orientations, des axes et des objectifs du Plan
est suffisante pour saisir l’ampleur du travail à faire et le niveau
d’ambition : en l’espace de 10 ans seulement, il s’agira de multiplier par
2,5 fois la valeur ajoutée du secteur qui passera de 38 à 100 milliards de
DH. Les niveaux de production de certaines cultures devront eux aussi augmenté
de manière spectaculaire : 4,12 millions de tonnes d’olives au lieu de 1
million aujourd’hui, 3,7 millions de tonnes d’agrumes au lieu de 1,5 million
et 10 millions de tonnes de maraîchage et fruits au lieu de 4,4 millions
aujourd’hui. Le plan touchera pas moins de 1,5 million d’agriculteurs
aussi bien dans la grande que la petite agriculture (voir encadré).
Deux piliers : l’un pour l’agriculture intensive, l’autre pour
l’agriculture vivrière, en plus des projets transverses.
Le Plan Maroc Vert a pour finalité la mise en valeur de l’ensemble du
potentiel agricole territorial et la rupture avec l’image simpliste d’une
agriculture duale opposant un secteur moderne à un secteur traditionnel et
vivrier. La nouvelle agriculture marocaine se veut un secteur destiné à tous,
sans exclusion, mais avec des stratégies différenciées en fonction du tissu
ciblé. Pour cela, elle s’articule autour de deux piliers. Le premier pilier
du Plan vise le développement accéléré d’une agriculture moderne et
compétitive, vitale pour l’économie nationale, à travers la concrétisation
d’un millier de nouveaux projets à haute valeur ajoutée et/ou productivité
tant dans les productions que dans les industries agro-alimentaires,
répondant aux règles du marché en s’appuyant sur les investissements privés.
Le second pilier du Plan Maroc Vert vise l’accompagnement solidaire de la
petite agriculture à travers la réalisation de 545 projets d’intensification
ou de professionnalisation des petites exploitations agricoles dans les zones
rurales difficiles, favorisant ainsi une meilleure productivité, une plus
grande valorisation de la production et une pérennisation du revenu agricole.
Ce second pilier a également pour but la reconversion de la céréaliculture en
cultures à plus forte valeur ajoutée (ou moins sensibles aux précipitations)
et la valorisation des produits du terroir. Afin de renforcer les
projets de ces deux piliers, le PMV s’appuie par ailleurs sur des projets
dits transverses consistant en la refonte du cadre sectoriel et
l’amélioration des facteurs transversaux, relatifs notamment aux politiques
de l’eau, du foncier et de l’organisation interprofessionnelle.
Ce Plan s’articule autour du concept d’agrégation permettant de dépasser les
contraintes liées à la fragmentation des structures foncières, tout en
assurant aux exploitations agrégées l’accès aux techniques modernes de
production, l’accès aux financements et aux marchés. Il repose sur le
déclenchement d’une nouvelle vague d’investissements massifs autour de
nouveaux acteurs à forte capacité managériale. Il appelle également à la
rationalisation des structures de l’industrie et à la mutualisation des
moyens autour de Groupements d’intérêts économiques privés et de
groupements interprofessionnels. Aussi, l’offre Maroc consiste en un
partenariat public/privé win-win sur la base de contrats clairement définis.
La déclinaison du Plan Maroc Vert en plans agricoles régionaux consiste à
construire une vision et une offre agricole régionalisées, respectueuse de
l’équilibre entre les deux piliers et permettant d’engager le ministère de
l’agriculture et ses partenaires régionaux autour d’objectifs communs, et de
mobiliser des fonds régionaux et nationaux, les organismes de crédit, les
investisseurs, ainsi que les autres bailleurs de fonds désireux de soutenir
le Maroc dans la mise en œuvre de ce Plan.
L’enjeu au moment de la conception des plans régionaux était double : tout en
s’inscrivant dans la nouvelle vision en capitalisant au mieux les potentiels
de chaque région, ces feuilles de route devaient constituer l’occasion pour
répondre à des problématiques plus concrètes comme l’emploi en milieu rural,
la lutte contre la pauvreté…
Ces plans portent sur l’augmentation des niveaux de production des
différentes filières identifiées, l’amélioration de la qualité et des
conditions de commercialisation de la production, l’amélioration des niveaux
de valorisation de l’eau d’irrigation avec, en toile de fond, des impacts
chiffrés sur la création d’emplois. Les plans régionaux, pour avoir été
largement débattus au niveau local, ont été assimilés par les partenaires. Le
plan, dans son ensemble, est mis en œuvre, en ce qui concerne la préparation
du cadre institutionnel devant servir à sa conduite, et des premières
réalisations sont déjà identifiables (voir encadré). Pas de temps à perdre,
2020 c’est demain !
Le détail des 16 plans régionaux du Maroc : Cultures, production animale,
projets d'infrastructures agricoles, tableaux de synthèse :
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1- Plan régional de
l'Oriental.
Oriental :
50 000 ha
de plus pour l’olivier et 25
000 ha pour l’amandier.
9,1 milliards de DH
d’investissements prévus : l’Etat prendra en charge 63% de l’enveloppe
et 3 milliards iront aux projets d’infrastructures agricoles.
352 500 tonnes à exporter, 46
200 ha à équiper en irrigation localisée et une valeur
ajoutée de 5,3 milliards de DH.

Le
diagnostic
Dans l’Oriental, la plus grosse part de la valeur ajoutée agricole est
dégagée part trois filières : les céréales, l’olivier et le maraîchage. Pour
les premières, elles sont incontestablement la culture dominante avec 73% de la SAU malgré des niveaux de
rendement très faibles.
L’olivier qui occupent 59
300 ha en termes de superficie procure une production
globale de 80 000 tonnes tandis que le maraîchage s’étend sur 16 000 ha pour une
production de 200 000 t par an. Viennent ensuite d’autres cultures comme les
agrumes (notamment dans la région de Berkane) qui s’étendent sur 14 450 ha pour une
production de 200 000 t et les amandiers sur 12 500 ha mais une production
très réduite ne dépassant pas les 5 000 tonnes par an.
Concernant la filière animale, l’Oriental compte un cheptel de près de 3
millions de têtes dont 36 000 vaches qui permettent de produire 85 000 tonnes
de lait par an. Le reste est destiné à l’engraissement pour une production de
29 000 t de viandes rouges par an.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global prévu par le plan régional est de 9,1 milliards
de DH. 58% de cette enveloppe seront destinés au développement de la de
production végétale, 8% pour celui de la production animale et 34%, enfin,
iront aux projets et actions transverses. L’Etat prendra en charge 63% des
investissements alors que les producteurs agrégés et les agrégateurs devront
financer les 37% restants. Les 9 milliards de DH seront alloués à un
portefeuille de 60 projets dont 41 sont relatifs à l’agriculture intensive et
moderne et 19 projets à la petite agriculture.
Pour la production végétale, le plan prévoit un investissement de 5,3
milliards de DH pour financer 49 projets qui ont pour objet
l’intensification, la valorisation de la production oléicole et la
reconversion de superficies céréalières en oliveraies. Est également retenue
l’extension des superficies plantées en amandiers à travers notamment la
reconversion des superficies céréalières. D’autres projets retenus concernent
l’intensification de la culture agrumicole, celle de la vigne (notamment sous
serre), l’extension et la valorisation de la production de dattes. Enfin,
l’intensification de la production de céréales, de betteraves et la
multiplication des semences des céréales. La valorisation des nèfles, des
truffes du désert, de la pomme de terre, et de la production maraîchère.
Pour la filière animale, l’enveloppe retenue est de 765 MDH qui serviront
à la réalisation de 11 projets d’intensification de la production de viandes
rouges (engraissement d’ovins, de bovins et accessoirement de caprins) et
blanches. Il est prévu également la mise en place de fermes laitières ainsi
qu’une unité de traitement et de commercialisation du lait. Enfin, le plan
mentionne l’intensification de la production apicole et d’une unité de
conditionnement du miel grâce à 32 500 ruches.
Enfin, pour le volet des actions transverses, les investissements prévus
se montent à 3 milliards DH et concernent le domaine de la maintenance et
réhabilitation des équipements hydro-agricoles, l’entretien de stations de
pompage, le développement agricole de communes rurales et la conservation des
sols.
Les impacts attendus
352 500 tonnes à exporter, 46 200 ha à équiper en irrigation localisée
et une valeur ajoutée de 5,3 milliards DH. Ce sont là, entre autres, les
objectifs que se fixe le Plan vert pour la région de l’Oriental. En 2020, les
superficies plantées en oliviers devraient passer de 59 000 à 119 000 ha, celles de
l’amandier de 12 500 à 27
500 ha et les agrumes de 14 450 à 19 400 ha. Le plan
table également sur l’amélioration des rendements dans les cultures
maraîchères (300 000t en 2020 contre 200 000 t actuellement) et les cultures
sucrières (352 000 t contre 244 000 t aujourd’hui).
Pour la filière animale, la production de lait devrait plus que doubler à
l’horizon 2020 dépassant les 195 000 t contre 85 000 aujourd’hui. Idem pour
les viandes rouges et blanches.
Au final, la valeur de la production végétale progressera de 131% et
celle de la production animale de 70%.
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la
reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation localisée
permettront une valorisation de l’eau d’irrigation de l’ordre de 45,20 DH/m3
au lieu de 16,20 DH/m3 pour la vigne, de 19,90 DH/m3 au lieu de 7,70 DH/m3
pour les olives et de 8,70 DH/m3 au lieu de 2,90 DH/m3 pour l’olivier.
Enfin, cette relance de l’activité agricole régionale créera, selon le
Plan vert, 115 516 équivalent emplois stables en milieu rural, soit 32% de
plus qu’actuellement. 16,6 millions de journées de travail supplémentaires
seront générées par les activités de production végétale et 36 millions
seront issues des activités de production animale.
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2-Plan régional Taza-Al hoceima-Taounat
Taza-Al
Hoceima-Taounate sera le deuxième producteur d’olives en 2020.
Le plan prévoit
l’extension de l’olivier sur 120 000 ha, 22 000 ha de plus pour
l’amandier et 13 000 de plus pour le figuier ‰ La production de lait devrait
plus que tripler pour atteindre 170 000 tonnes par an contre 55 000 aujourd’hui
‰ 5,2 milliards de DH d’investissements attendus. 57% de l’enveloppe à fournir par l’Etat.

Le
diagnostic
La prédominance des céréales marque le paysage agricole dans la région de
Taza-Al Hoceima-Taounate : la filière occupe 51% de la SAU, génère 48% des revenus
agricoles de la région et 51% de la valeur ajoutée et occupe 20% de la
main-d’œuvre. La céréaliculture s’étend sur près de 425 000 ha et produit
quelque 510 000 ha.
Les plantations fruitières viennent en deuxième position avec 30% de la SAU, 41% du chiffre
d’affaires et 54% de l’emploi régional. Dans cette catégorie, c’est encore
une fois l’olivier qui domine avec 197 500 ha plantés pour une production de
284000 tonnes par an suivi de l’amandier qui occupe 45 700 ha pour une
production de 2 000 tonnes à peine. Les légumineuses alimentaires occupent
12% de la SAU,
les cultures fourragères 2%, et les cultures maraîchères, 1% de la SAU.
L’effectif total du cheptel régional s’élève à 2,2 millions de têtes
dominé par les ovins (1,53 million de têtes) suivi des caprins avec 416 000
têtes, et enfin les bovins avec 241 000 têtes. Les filières viandes rouges et
la filière lait représentent les plus grands contributeurs au chiffre
d’affaires et à la création de la valeur ajoutée du secteur de production
animale. Par ailleurs, la filière viandes rouges ovines est le plus
grand pourvoyeur d’emplois dans les exploitations agricoles avec 48% de
l’emploi total.
Ce
que prévoit le plan régional
Le Plan vert pour la région prévoit une enveloppe d’investissement
globale de 5,2 milliards DH dont 68% concerneront le développement de
la production végétale, 9% le développement de la production animale, les 23%
restant étant dédiés aux projets transverses. L’Etat prendra en charge 57%
des investissements alors que les producteurs agrégés supporteront 27% des
investissements et les agrégateurs les 16% restants. Au total, le plan a
retenu 75 projets dont 34 projets dans la grande agriculture et 41 projets
pour le volet de la petite exploitation.
Pour la production végétale, l’investissement potentiel, estimé à 3,5
milliards DH, portera sur 65 projets visant la production et l’agrégation du
blé dur/tendre ainsi que la production de semences d’orge et de blé
dur/tendre. Le plan agricole prévoit également l’extension et le
renouvellement des plantations d’agrumes et l’agrégation de leur production.
Est également prévue l’extension et l’intensification d’oliviers accompagnée
de la production et transformation d’olives. Le reste de l’enveloppe sera,
enfin, dédié à l’extension, la réhabilitation et la valorisation des amandes,
des figues, et l’intensification de la culture du câprier.
Concernant la production animale le plan prévoit le lancement de 10
projets phare qui profiteront d’une enveloppe de 488 MDH. Ces projets ont
pour objet essentiellement l’intensification et l’agrégation de la production
laitière et la valorisation du lait de chèvres comme produit du terroir. Il
s’agira, en outre, d’améliorer la productivité du cheptel ovin, de créer des
ateliers d’engraissement des taurillons et d’intensifier la production de
viande caprine. Enfin, le plan prévoit de créer un centre apicole régional et
de développer l’agrégation sociale dans le domaine de l’apiculture en
soutenant les coopératives.
Les projets d’accompagnement, appelés aussi actions transverses, auront
droit à une enveloppe de 1,2 milliard DH et couvriront notamment le domaine
de l’aménagement et réhabilitation de la petite et moyenne hydraulique (PMH)
et la création de plateformes oléicoles.
Les impacts attendus
A horizon 2020, la physionomie agricole de la région devrait nettement
changer. Le plan prévoit l’extension de l’olivier sur 120 000 ha, 22 000 ha de plus pour
l’amandier et 13 000 de plus pour le figuier. Ces trois cultures devraient
produire respectivement, en 2020, 660000, 8 000 et 85 000 tonnes soit des
augmentations de +134%, +300% et +127%. De même, les céréales devraient
doubler passant de 510 000 à 1 million de tonnes. Quant aux agrumes, la
production de la région devrait atteindre
150 000 t pour une superficie de 5 000 ha. Le plan prévoit également l’intensification
de la production de lait qui devrait se situer en 2020 aux alentours de 170
000 t contre 55 000 actuellement et ce pour un cheptel inchangé.
Grâce à tout cela, la valeur ajoutée agricole devrait atteindre
4,26 milliards DH contre 1,6 milliard aujourd’hui avec le développement des
exportations quasi inexistantes actuellement.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 64 103 emplois
stables en milieu rural, soit 83% de plus qu’actuellement. 14 millions de
journées de travail supplémentaires seront générées par les activités de
production végétale et 6 millions seront issues des activités de production
animale.
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3-Plan régional
Tanger-Tétouan
Tanger-Tétouan :
sucre, fraises, agrumes... mais aussi, pommes de terre et olives.
La région se
distingue par des cultures très diversifiées et un climat propice. 48% de la
superficie agricole est actuellement occupée par les céréales.
115 projets de
développement sont prévus et 8,2 milliards de DH seront investis. 33% de
l’enveloppe ira à l’amélioration de la production des fruits et légumes.

Le
diagnostic
L’agriculture contribue considérablement à travers les différentes
filières de production végétales et animales dans la promotion de l’économie
régionale. La céréaliculture occupe 48% de la superficie agricole utile (SAU)
et assure une production de l’ordre de 4,7 millions de quintaux. Les
légumineuses sont cultivées de manière extensive sur 11% de la SAU pour une production
avoisinant les 460 000 quintaux. Les cultures maraîchères (surtout celle de
la fraise) sont pratiquées sur 23 200 ha dans la province de Larache,
disposant d’infrastructures hydro-agricoles et agro-industrielles plus
importantes que les autres provinces de la région. La région est renommée
également pour sa culture arboricole sur 111 000 ha, notamment
celle de l’olivier, ensuite sa culture fourragère sur 32 500 ha. La province
de Larache et son périmètre du Loukkos sont favorables à la culture de la
betterave sucrière et de la canne à sucre sur respectivement 5 000 ha et 4 200 ha. Il faut enfin
mentionner la culture de l’arachide sur 9 200 ha, et celle du
tournesol sur 4 600 ha.
Les principales agrégations professionnelles sont Cosumar, pour la filière
sucrière, Centrale laitière, Colainord, pour la filière lait et les stations
de conditionnement pour la fraise.
La région a aussi une vocation d’élevage. L’effectif du cheptel est
d’environ 313 550 têtes de bovins, 647 000 têtes d’ovins, et 597 900 têtes de
caprins. Ce qui engendre une production annuelle de 220 millions de litres de
lait, 18 840 tonnes de viande rouge et 14 029 tonnes de viande blanche.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global est estimé à 8,2 milliards de DH durant la
période 2009-2020. Près de 33% de ce montant concerne le développement de
systèmes de production végétale, 12% le développement des systèmes de
production animale, alors que 55% de la somme porte sur les projets
transverses. L’Etat prendra en charge 56% des investissements alors que les
producteurs agrégés et les agrégateurs supporteront les 44% restants. Au
total, ce sont 115 projets dont 43 projets dans le premier pilier
(agriculture moderne et intensive) et 72 projets dans le second pilier (mise
à niveau de la petite agriculture) qui sont programmés.
Grâce à un investissement de 2,7 milliards de DH, les 85 projets de
production végétale des deux piliers visent à l’extension et
l’intensification de la production de betteraves sucrières et de cannes
à sucre, à l’extension et la valorisation de la production d’agrumes,
d’avocats, d’olives, et de fraises. Il est également prévu l’extension des
superficies d’amandiers, figuiers, et pruniers ainsi que la valorisation de
la production de pommes de terre par l’installation d’unités de stockage
frigorifiques.
La production animale des deux piliers est dotée de 983 MDH servant à la
réalisation de 30 projets en matière d’agrégation de la production laitière,
de développement de la production de lait caprin, de création de centres
d’engraissement de taurillons laitiers, la construction de 4 nouveaux
abattoirs et la réhabilitation de 4 anciens. Concernant les viandes blanches,
l’objectif est d’ouvrir des unités de production de poussins, de créer un
complexe d’abattage et de transformation de produits avicoles. Enfin, un
projet permettra de réhabiliter et aménager la station apicole de Lalla
Mimouna.
La production végétale et animale des deux piliers est accompagnée de
projets et actions transverses à hauteur de 4,5 milliards de DH, notamment
dans des projets d’aménagement de terres, la mise en place d’un programme
recherche et développement consacré au renforcement des différentes cultures,
et l’installation d’une station arboricole pilote.
Les impacts attendus
Au terme du Plan régional pour Tanger-Tétouan, la valeur de la production
végétale et animale augmentera de 163% en 2020. La valeur de la production
végétale progressera de 300% et celle de la production animale de 70%.
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la
reconversion des superficies actuelles de la luzerne et du bersim en
maïs fourrager sous irrigation localisée permettront une valorisation de
l’eau d’irrigation de 9 DH/m3 en 2020 au lieu de 1 à 3 DH/m3 actuellement.
L’introduction de cultures de haute valeur ajoutée en grande hydraulique
entrainera une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation (primeurs et
raisins de table par exemple).
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 79 000 emplois
stables en milieu rural, soit 62% de plus qu’actuellement. 16,4 millions de
journées de travail (JT) supplémentaires seront générées par les activités de
production végétale et 8 400 000 JT seront issues des activités de production
animale.
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4-Plan
régional Fès-Boulemane
Fès-Boulemane :
l’olive, le blé et les légumineuses.
La région est dominée
par des cultures à faible rendement et compte un cheptel important : 1,3
million de têtes.
L’investissement prévu est de 10,7 milliards de DH. 77% pour les productions
végétales, 10% pour la filière animale et 13% consacrés à des projets
transverses.

Le
diagnostic
A l’image du secteur, l’agriculture dans la région de Fès-Boulemane reste
dominée par les céréales cultivées en bour qui occupent une importante
superficie, alors que la filière est loin d’afficher des niveaux de rendement
et de rentabilité acceptables (1 300 DH/ha), ni de créer suffisamment
d’emplois. Les légumineuses, autre culture très répandue dans la région, ont
également une faible valeur ajoutée : 1 500 DH/ha. Les cultures maraîchères,
en irrigué ou en bour, dégagent une valeur ajoutée à peine plus élevée de
l’ordre de 2 500 DH/ha. En revanche, la région comprend des superficies
agricoles dédiées à des cultures à plus haute valeur ajoutée et davantage
créatrices d’emplois. Ainsi les cultures du pommier, du câprier et de
l’olivier, entre autres exemples, malgré le fait qu’elles soient encore
pratiquées de manière traditionnelle, dégagent une valeur ajoutée qui peut
varier entre 6 500 et 15 000 DH/ha.
La région compte également un cheptel très important d’ovins et de
caprins (plus de 1,3 million de têtes), mais exploité de manière très
traditionnelle. La filière viande rouge d’ovins et de caprins représente le
plus grand contributeur au chiffre d’affaires et à la création de valeur
ajoutée vue l’importance de l’espace de pacage dans la région (1,5 million
ha). La production de viande volaille constitue le deuxième contributeur au
chiffre d’affaire du secteur, du fait des conditions climatiques favorables.
La filière laitière est également importante avec 130 000 vaches
laitières (dont 93% de race améliorée) et une productivité de 3 500 litres de lait
par tête et par an en zone irriguée et 2 100 litres par
tête en zone bour.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global, prévu dans le plan régional sur la période
2009-2020, est estimé à 10,7 milliards DH. 77% de ce montant concerne le
développement de systèmes de production végétale, 10% vont à la production
animale et 13% à des projets transverses. L’Etat prendra en charge 37,5% des
investissements alors que les agrégés et les agrégateurs supporteront 62,5%
des investissements restants. Les projets identifiés qui profiteront de ces
investissement sont au nombre de 108 dont 85 dans la grande agriculture et 23
dans le volet de la mise à niveau de la petite agriculture.
Grâce à un investissement de 8,25 milliards de DH, les 53 projets de
production végétale se déploieront dans l’agrégation et l’amélioration de la
productivité de la production de céréales, ainsi que l’intensification de la
production de semences (maraîchage), de légumineuses, de rosacés, de
câpriers, et de façon marginale, le safran et la lavande.
La production animale, pour sa part, captera 1,1 milliard de DH alloués à
55 projets d’intensification et de valorisation de la production de viandes
rouges bovines, ainsi que la réhabilitation et la modernisation de 5
abattoirs et 5 marchés aux bestiaux. Il faut y ajouter des projets
d’intensification de la production de viande de volailles, d’agrégation de la
production de lait, et de développement de la production de miel.
Pour le volet «actions transverses», le plan régional estime
l’investissement à 1,33 milliard de DH notamment dans le domaine de la
modernisation de l’irrigation, de l’épierrage et de la formation par
apprentissage des enfants d’agriculteurs.
Les impacts attendus.
Selon les prévisions du plan régional, la région de Fès-Boulemane
devrait, à l’horizon 2020, produire quelques 540 000 tonnes d’olives contre
67 000 t actuellement et ce grâce à l’extension des superficies réservées à
cette culture qui passeront de 56 000 à 120 000 ha. Le
maraîchage est la deuxième filière en termes d’évolution dont la production
passera 243 000 à 1,6 million de tonnes. Grâce à ces cultures plus rentables,
la valeur ajoutée agricole dans la région devrait passer de 1 à 4,35
milliards de DH et les exportations de 7 300 à 25 000 tonnes par an.
Au terme du Plan agricole dans la région de Fès-Boulemane, la valeur de
la production globale devrait augmenter de 296% suite à l’amélioration des
niveaux de production. La progression de la valeur de la production végétale
est estimée à 391%, celle de la production animale à 153%.
La reconversion des superficies actuelles de la luzerne et du bersim en
maïs fourrager sous irrigation localisée permettra une valorisation de l’eau
d’irrigation à 9 DH/m3 en 2020 au lieu de 1 à 3 DH/m3 actuellement.
L’introduction de cultures à haute valeur ajoutée en grande hydraulique
entraînera une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation (primeurs et
raisins de table par exemple).
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 86 300 emplois
stables en milieu rural, soit 64% de plus qu’actuellement. 14 millions de
journées de travail (JT) supplémentaires seront générés par les activités de
production végétale et 11,7 millions seront issues des activités de
production animale.
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5-Plan régional
Meknès-Tafilalet
Meknès-Tafilalet :
entre les olives et les dattes, la pomme de terre et l’oignon.
A l’horizon 2020, le
Plan vert régional prévoit de multiplier par 6 la production oléicole. Les
dattes devront également monter en puissance avec une production de 53 000
tonnes contre 26 000 actuellement.
La valeur ajoutée annuelle fera plus que doubler passant de 5,1 milliards de
DH à 11,7.

Le
diagnostic
Le paysage agricole de la région reste largement dominé par les céréales
qui occupent 51% de la superficie agricole utile (SAU) et génèrent 34% du
chiffre d’affaires agricole global. Viennent en deuxième rang les plantations
d’oliviers qui occupent 52
600 ha, soit 6% SAU, les dattiers (dans la région du
Tafilalet) avec 15 000
ha, les pommiers pour 12 500 ha et le tournesol
pour 10 000 ha.
A côté de ces principales filières, la région est connu également pour
d’autres cultures comme la pomme de terre (12 400 ha), l’oignon (7 000 ha), la vigne (2 250 ha) ainsi que les
légumineuses alimentaires et de la culture fourragère.
Pour ce qui est de la production animale, la région de Meknès est plutôt
dominée par la filière des viandes rouges et blanches qui contribuent à
hauteur de 82% du chiffre d’affaires, la production laitière n’assurant,
elle, qu’une part de 17%.
Ce que prévoit le plan régional.
L’investissement global prévu dans le cadre du plan vert régional durant
la période 2009-2020 est estimé à 11,2 milliards DH qui couvrira 103 projets
dans la grande agriculture et 63 dans la mise à niveau de la petite. 81% de ce
montant concernent le développement de la production végétale, 19% le
développement des systèmes de production animale et moins de 1% va aux
projets transverses. L’Etat prendra en charge 33% des investissements alors
que les producteurs agrégés avanceront 26% des investissements et les
agrégateurs les 41% restants.
Un investissement de 8,6 milliards permettra la réalisation de 142
projets visant l’extension, l’intensification et la valorisation de la
production d’olives, de raisin de table, de pomme de terre. L’intensification
de la culture d’oignons et du tournesol est également en projet de même que
la valorisation de la production de pommes, grâce à des unités d’entreposage
frigorifique et de stations anti-grêle. Il s’agit, par ailleurs, d’étendre et
d’intensifier la culture des dattes sur des terrains collectifs et de créer
des unités de production de vitro-plants. Enfin, 21 projets seront dédiés à
la multiplication des semences de céréales et à la valorisation du blé dur et
tendre.
La production animale, elle, est dotée d’une enveloppe de 2,6
milliards DH destinée à la réalisation de 28 projets d’intensification de la
production de lait, de l’engraissement de taurillons et d’ovins,
d’intensification de la production de viandes blanches grâce à des unités
productivistes, d’un abattoir avicole et de la production de poulet Beldi. Le
plan prévoit finalement l’installation de 5 000 ruches pilotes et
l’organisation de petits apiculteurs possédant chacun 10 ruches.
Les actions transverses, enfin, profiteront d’un investissement global de
1,44 milliard de DH pour accompagner des projets dans le domaine de la
maîtrise d’œuvre des aménagements et du service en eau, de la formation par
apprentissage, la lutte contre l’ensablement ainsi que la recherche et développement.
Les impacts attendus.
A l’horizon 2020, le Plan vert régional prévoit de multiplier par 6 la
production oléicole et par 4 celle du tournesol. Pour ces deux cultures, les
superficies cultivées passeront respectivement de 52 600 ha actuellement
à 82 400 ha
et de 10 000 à 20 000 ha.
Les dattes devront également monter en puissance avec une superficie qui
passera de 15 000 à 25
000 ha et une production de 53 000 tonnes contre 26
000 actuellement. Sans bénéficier des mêmes extensions en termes de superficies
cultivées, d’autres spéculations verront également leur production
s’améliorer de manière substantielle. Il s’agit de la vigne, du pommier et
des céréales.
De manière globale et au terme du Plan vert régional, la valeur ajoutée
agricole de la région devra se situer en 2020 à quelque 11,7 milliards de DH
contre 5,1 milliards actuellement, soit une évolution de 126%. Selon les
prévisions du plan, la valeur de la production végétale progressera de 237%
et celle de la production animale de 200%.
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la
reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation localisée
permettra une valorisation de l’eau d’irrigation PMH et privée de 16,32 DH/m3
en 2020 au lieu de 6,24 DH/m3 actuellement.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 198 974 emplois
stables en milieu rural, soit 134% de plus qu’actuellement. 16,66 millions de
journées de travail supplémentaires seront générés par les activités de
production végétale et 45,4 millions seront issues des activités de
production animale.
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6-Plan régional du Gharb
Le Gharb mise sur
le sucre, le lait et l’arboriculture.
Agrumes, fruits et
légumes, fruits rouges, riz, viandes rouges et blanches, miel : il continuera
d’être, avec le Souss, le grenier du Maroc.
Il bénéficiera d’une des plus grosses enveloppes du Plan Maroc vert : 37,7
milliards de DH dont la moitié ira aux projets d’infrastructures
d’irrigation.

Le
diagnostic
La région du Gharb illustre parfaitement le paradoxe de l’agriculture
marocaine : la céréaliculture couvre 54% des terrains cultivés, alors que ses
rendements restent faibles par rapport à d’autres cultures : un hectare de
céréales rapporte à peine 4 350DHcomparativement aux agrumes (24 600 DH/ha)
et les fruits et légumes (notamment fruits rouges et primeurs, de 79 000 à
140 000 DH/ha). En même temps, ces dernières cultures, bien qu’elles ne
représentent que 13%de la superficie cultivée, contribuent à hauteur de 54%
de la valeur totale de la production, et sont plus créatrices d’emplois.
Pour la production animale, là aussi, la filière du lait, avec 157 000
vaches laitières et une production de 280 000 tonnes par an, représente le
plus grand contributeur au chiffre d’affaires et à la création de valeur
ajoutée, ainsi que le plus grand pourvoyeur d’emplois dans les exploitations
agricoles. La région compte également un cheptel de 1,4 million de têtes
(bovins, ovins et caprins) qui permettent de produire 26 000 tonnes de
viandes rouges par an.
Ce que prévoit le plan régional.
L’investissement global prévu par le plan vert de la région est estimé à
18,15 milliards DH durant la période 2009- 2020. 75%de cette enveloppe
concerne le développement de systèmes de production végétale et 25% le
développement des systèmes de production animale. Le plan prévoit également
18 milliards de plus dans des projets transverses. Ces investissements seront
réalisés par l’Etat, à hauteur de 31%, alors que les agrégateurs prendront en
charge 50%, les 19%restants étant assurés par les agriculteurs.
Au total, ce sont 113 projets identifiés et évalués dont 91 projets dans
le volet de la grande agriculture moderne et 22 projets dans la mise à niveau
de la petite agriculture. Pour la filière végétale, qui devra drainer 13,6
milliards de DH d’investissement, le plan comporte 73 projets qui visent
essentiellement la production et valorisation des agrumes, à
l’intensification des cultures des fruits et Ce que prévoit le plan régional
Le diagnostic légumes (artichaut, tomate industrielle, myrtille, fraise, baie
rouge, asperge, haricot vert, avocat, arachide) et, enfin, l’intensification
et extension des cultures sucrières.
En
outre, le plan prévoit la collecte et le stockage des céréales,
l’intensification de la production de semences de blés, l’intensification de
la production de riz, ainsi que la reconversion de 40 000 ha de
superficies de céréales en plantation d’oliviers. La production animale est
dotée, elle, d’une enveloppe de 4,56 milliards DHqui serviront à la
réalisation de 40 projets portant sur l’accroissement de la production
laitière dans les petites et moyennes exploitations, le développement de
grandes fermes à production intensive, ainsi que la mise en place d’usines
laitières. Par ailleurs, il s’agira d’intensifier et valoriser la production
des viandes rouges bovines, la construction de deux abattoirs et d’un marché
à bestiaux. Concernant les viandes blanches, il est prévu la construction
d’un abattoir avicole et de deux groupements d’élevage de poulet Beldi.
Enfin, le plan prévoit la création d’un centre apicole et de deux groupements
d’apiculteurs. Les projets des deux filières seront accompagnés d’actions
transverses qui nécessiteront des investissements de l’ordre de 19,6
milliards DH dans le domaine de lamise à niveau des équipements
hydroagricoles, la reconversion des systèmes d’irrigation actuels en
irrigation localisée, ainsi que dans la valorisation des ressources en eau.
Les impacts attendus.
14 milliards de DH par an. C’est le Les impacts attendus niveau de valeur
ajoutée que devra atteindre l’agriculture dans le Gharb au lieu de 3,25
milliards actuellement. L’un des résultats spectaculaires que devraient avoir
le plan régional, c’est l’amélioration et la reconversion des système
d’irrigation avec, à l’horizon 2020, l’équipement de 86 500 hectares
en systèmes d’irrigation localisée au lieu de 500 aujourd’hui. Ceci permettra
à terme d’améliorer significativement les niveaux de valorisation de l’eau
d’irrigation des agrumes (14 DH/m3 en 2020 au lieu de 3 DH/m3 actuellement),
myrtilles (180 DH/m3 en 2020 au lieu de 121 DH/m3 actuellement), asperges (21
DH/m3 en 2020 au lieu de 12,5 DH/m3 actuellement) et autres primeurs.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 180 266 emplois
stables en milieu rural, soit 122% de plus qu’actuellement. 37,8 millions de
journées de travail supplémentaires seront générés par les activités de
production végétale et 16,3millions seront issues des activités de production
animale.
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5,3 milliards de DH y
seront injectés. 54% ira au développement de la production végétale et 18% à
la filière animale.
Agrégation de la production de blé tendre et d’orge, intensification de la
production de lentilles, de vigne, d’oléagineux, et d’olives ‰ Le nombre de
journées de travail croîtra de 40%.

Le
diagnostic
La région de Rabat compte une population rurale estimée à 19% des 2,4
millions d’habitants et le nombre d’exploitations agricoles recensées par le
ministère de l’agriculture s’y élève à 47 000. La superficie agricole utile
(SAU) s’élève à 442 700
ha avec à peine 22 000 irrigués, soit un peu moins de
5%. Les céréales occupent une importante superficie cultivée dans la région
(65%) et participent avec respectivement 50%, 38%, et 40% au chiffre
d’affaires, de la valeur ajoutée et de l’emploi créé. Le maraîchage participe
avec 16% du chiffre d’affaires, 23% de la valeur ajoutée et 20% de l’emploi
créé, alors que les légumineuses qui ne représentent que 8% de la surface
cultivée participent avec 9% du chiffre d’affaire, 9% de la valeur ajoutée,
et 37% de l’emploi créé. Les principales agrégations professionnelles
concernent des filières de production de céréales, de semences sélectionnées
de céréales, et de maraîchage.
Les filières viandes rouges ovines et la production laitière représentent
les plus contributeurs au chiffre d’affaire et à la création de valeur
ajoutée dans le secteur de la production animale. La filière des viandes
rouges ovines est par ailleurs considérée comme le plus grand consommateur
d’emploi dans les exploitations agricoles de l’Oriental. Les principales
agrégations professionnelles touchent les filières de production de lait, de
miel, et de viandes rouges et blanches.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global est estimé à 5,3 milliards de DH durant la
période 2009-2020. 54% de ce montant concerne le développement de systèmes de
production végétale, 18% le développement des systèmes de production animale
et 28% de la somme porte sur les projets et actions transverses. L’Etat
prendra en charge 56% des investissements alors que les producteurs agrégés
et les agrégateurs supporteront 44% des investissements restants. Au total,
ce sont 97 projets dont 58 projets dans le premier pilier (agriculture
moderne) et 39 projets dans le second pilier (mise à niveau de la petite
agriculture) qui sont programmés.
Grâce à un investissement de 2,9 milliards de DH, les 63 projets de
production végétale des deux piliers visent à l’agrégation de la production
de blé tendre et d’orge, l’intensification de la production de lentilles, de
la vigne, des oléagineux, et des olives. Il est également prévu d’étendre la
production d’agrumes, de produire du caroube et de l’argan ainsi que des
plantes aromatiques.
La production animale des deux piliers est dotée de 963 MDH servant à la
réalisation de 34 projets d’intensification de la production de viandes
rouges (d’ovins, de bovins et accessoirement de caprins) et blanches. Il est
prévu également la mise en place de fermes laitières ainsi que l’agrégation
de la production du lait. Enfin, le plan mentionne l’intensification de la
production de miel grâce à 220 000 ruches.
La production végétale et animale des deux piliers est accompagnée de
projets et actions transverses à hauteur de 1,5 milliard de DH,
essentiellement en matière de mobilisation des eaux superficielles pour
l’irrigation, mais aussi en matière de conservation des sols, de l’épierrage
et amélioration foncière, et la création d’une agropole nationale.
Les impacts attendus
Au terme du Plan régional de Rabat, la valeur de la production végétale
et animale passera de 4,8 milliards de DH actuellement à près de 10 milliards
en 2020. La valeur de la production végétale atteindra 4,6 milliards en 2020
contre 1,7 actuellement et celle de la production animale de atteindra 5,3
milliards contre 2,6 aujourd’hui. La valeur ajoutée, elle, croîtra de manière
substantielle en triplant sur un délai de onze ans : de 1,3 milliard de DH
elle s’établira, en 2020 à 3,9 milliards.
Le calcul de l’amélioration des niveaux de productivité des cultures
irriguées et la reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation
localisée ne sont pas encore disponible pour cette région.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale génèrera 17,68 millions
de journées de travail (JT) en milieu rural, soit 64% de plus
qu’actuellement. Les activités de production végétale engendreront quelque
8,8 millions de journées soit la moitié du total.
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8-Plan régional Casablanca
Casablanca mise sur le maraîchage, les cultures bio et
l’hydroponique.
La filière maraîchère
contribue à concurrence de 54% du chiffre d’affaires alors qu’elle n’occupe
que 8% des superficies cultivées.
La production animale reste centrée sur les activités d’engraissement :
39 000 tonnes de viandes et 32 000 tonnes de lait.
2,1 milliards de DH iront à 35 projets, dont 24 dans la filière animale 11
projets de production végétale.

Le
diagnostic
Les céréales, les légumineuses et les fourrages occupent 91% de la
superficie cultivée dans la région. Ils participent respectivement à hauteur
de 45% et 19% du chiffre d’affaires et de l’emploi créé par les filières
végétales dans la région. La filière maraîchère contribue, elle, à
concurrence de 54% du chiffre d’affaire alors qu’elle n’occupe que 8% des
superficies cultivées. L’emploi créé par cette filière atteint 79% du total.
Le reste de la superficie agricole utile (SAU), soit 9 156 ha, est en
jachère.
La production animale est pratiquement en totalité constituée d’élevage
hors sol. Les filières avicoles et l’activité d’engraissement participent
avec 86% et 82% du chiffre d’affaires et de l’emploi créé. Avec un cheptel
total de 63 000 têtes, la région produit aujourd’hui 32 000 t de lait, 5 000
t de viandes rouges tandis que la production de viandes blanches atteint à
peine 34 000 t.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global prévu par le plan régional est estimé à 2,1
milliards DH pour la période 2009-2020. 18% de cette enveloppe concernera le
développement de la production végétale, 76% le développement de la
production animale et 6%, enfin, seront alloués aux projets transverses.
L’Etat assurera le financement de ces projets à hauteur de 17% alors que les
agrégateurs et les agriculteurs en supporteront 83%. A total, ce sont 35
projets qui sont déjà identifiés dont 20 projets au titre du volet de l’intensification
et 15 pour la petite exploitation.
Grâce à un investissement de 373 MDH, les 11 projets dédiés à la
production végétale visent l’intensification, la valorisation, voire la
transformation de la production de céréales, de la pomme de terre et de
produits de cultures biologiques. Le plan mise également sur le développement
d’un nouveau type de cultures dites hydroponiques. Il s’agit de culture de
plantes réalisée hors-sol sur un substrat comme du sable, des billes
d’argiles, irriguées d’un courant de solution apportant sels minéraux et
nutriments essentiels à la plante.
Pour la filière animale, ce sont quelque 1,56 milliard de DH qui seront
alloués à 24 projets relatifs à l’amélioration de la productivité et à la
valorisation de produits dans les filières du lait, des viandes rouges, de
l’aviculture et de la cuniculture.
Enfin, des projets dans le domaine de l’économie de l’eau et de la
recherche et développement devront drainer un investissement de 125 MDH.
Les impacts attendus.
La région du Grand Casablanca n’est certes pas connue pour être
particulièrement agricole. Pour autant, le Plan vert régional est ambitieux
quant aux performances à atteindre d’ici 2020 : une valeur ajoutée de 1,1
milliard de DH contre 395 MDH aujourd’hui.
La valeur de la production globale, selon les estimations du plan
régional, augmentera de 92% à l’horizon 2020. La valeur de la production
végétale devrait progresser de 207% et celle de la production animale de 50%.
La production de maraîchage devrait atteindre 170 000 tonnes par an
contre 75 000 actuellement en plus de 10000 tonnes envisagées dans les
cultures bio et 9000 tonnes de produits de cultures hydroponiques.
La reconversion des systèmes d’irrigation actuels en système d’irrigation
localisée permettra d’améliorer significativement les niveaux de valorisation
de l’eau d’irrigation. La culture de la pomme de terre de saison, sous
irrigation localisée, permettra ainsi la valorisation de l’eau d’irrigation à
11,37 DH/m3 en 2020 au lieu de 1,43 DH/m3 actuellement.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 14 400 emplois
stables en milieu rural, soit 54% de plus qu’actuellement, et 4,5 millions de
journées de travail soit 50% de plus que son niveau actuel.
La
région du Grand Casablanca aura alors plus que doublé son potentiel à
l’export en y destinant 54000 tonnes par an au lieu de 24 000 aujourd’hui.
Les superficies bénéficiant d’une irrigation localisée seront multipliées par
11 pour atteindre 5 500
ha. 1000
ha produiront exclusivement des fruits et légumes bio
pour une production prévue de 10 000 tonnes.
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9-Plan régional Doukkala
Doukkala : cap sur
les cultures sous serres et les produits du terroir.
Betterave, olives,
câpres, viandes rouges, lait…, la région dispose d’une agriculture
diversifiée qui ne demande qu’à être développée.
10,5 milliards de DH y seront injectés dont 43% en investissement de la part
de l’Etat.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 86 300 emplois stables
en milieu rural, soit 64% de plus qu’aujourd’hui.

Le
diagnostic
Le principal trait de la région est qu’elle a vu se développer une
filière intéressante des cultures de primeurs sous serres mais qui n’arrivent
pas s’étendre en termes de superficies. Ainsi, les céréales en bour
continuent d’occuper une importante superficie et 27% de l’emploi régional,
sans pour autant afficher des niveaux de rendements et de rentabilité
acceptables (2 131 DH/ha). En revanche, les cultures de bananiers, avocatiers
et de la vigne irriguée dégagent de hautes valeurs ajoutées (70 000 à 100 000
DH/ha), mais n’occupent pas plus de 2 000 ha. La betterave sucrière, le câprier,
les céréales en irrigué, l’arboriculture fruitière, et les fourrages en
irrigué dégagent des valeurs ajoutées variant entre 9 000 et 13 000 DH/ha.
Pour les activités d’élevage, la filière laitière représente le plus
grand contributeur au chiffre d’affaires et à la création de valeur ajoutée,
ainsi que le plus grand consommateur d’emploi dans le secteur de la
production animale. La région compte, en effet, un cheptel de 130 000 têtes
de vaches laitières (dont 93% de race améliorée). Ces dernières ont une
productivité de 3 500
litres par tête en zone irriguée et 2 100 litres par
tête en zone bour. Par contre, la production globale de viandes bovines,
ovines et caprines représente le premier contributeur au chiffre d’affaires
du secteur, bien que consommant moins d’emplois. Comme pour la région voisine
de Chaouia-Ouardigha, les principaux opérateurs du secteur laitier sont déjà
fortement présents comme Nestlé, Superlait, Centrale laitière.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global est estimé à 10,5 milliards DH durant la période
2009-2020. 69% de ce montant concerne le développement de systèmes de
production végétale, 31% le développement des systèmes de production animale
et 1% de la somme porte sur les projets transverses. L’Etat prendra en charge
43% des investissements alors que les agrégés avanceront 46% des
investissements et les agrégateurs les 11% restants. Au total, ce sont 96
projets dont 83 projets dans le premier pilier et 13 projets dans le second
pilier (production végétale et animale confondues) qui sont prévus pour la
région.
Grâce à un investissement de 7,3 milliards DH, 65 projets de production
végétale visent à l’agrégation dans la production du blé dur et tendre, ainsi
qu’à l’intensification de la production de semences de céréales et de
légumineuses alimentaires. Ils ont également pour objectif l’amélioration de
la productivité et l’intensification de la production du maraîchage de
primeurs, du maraîchage de saison et, accessoirement, du maraîchage
biologique (aujourd’hui encore inexistant), Enfin, ce plan régional permettra
l’intensification de la production de la betterave sucrière, de la vigne de
table, le développement de l’olivier irrigué et du câprier.
La production animale bénéficiera d’une enveloppe d’investissement de
3,23 milliards DH qui permettront la réalisation de 31 projets
d’intensification et de valorisation de la production de viandes rouges
bovines, ainsi que la réhabilitation et la modernisation de 5 abattoirs et 5
marchés aux bestiaux. Il faut y ajouter des projets d’intensification de la
production de viande de volailles, d’agrégation de la production de lait, et
de développement de la production de miel.
Pour accompagner ces projets, 5,7 milliards DH seront investis dans les
actions transverses, notamment dans le domaine de la modernisation du système
d’irrigation, du défoncement et épierrage, et de la mobilisation des eaux
d’irrigation à partir du Oued Oum Rbiaa.
Les impacts attendus
Au terme du Plan régional Doukkala -Abda, la valeur de la production
végétale et animale augmentera de 166% à l’horizon 2020. La valeur de la
production végétale progressera de 59% et celle de la production animale de
76%.
La reconversion des superficies actuelles de la luzerne et du
bersim en maïs fourrager sous irrigation localisée permettra une valorisation
de l’eau d’irrigation de 9 DH/m3 au lieu de 1 à 3 DH/m3 actuellement.
L’introduction de cultures de haute valeur ajoutée en grande
hydraulique entrainera une meilleure valorisation de l’eau d’irrigation
(primeurs et raisins de table par exemple).
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 86 300 équivalent
emplois stables en milieu rural, soit 64% de plus qu’actuellement. 14,1
millions de journées de travail supplémentaires seront générées par les
activités de production végétale et 11,7 millions seront issues des activités
de production animale.
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10-Plan régional Chaouia
Chaouia :
céréales, olivier et aviculture, les moteurs de la région.
96% de la superficie
agricole utile de la région est destinée à la production de céréales.
295 projets identifiés et évalués dont 230 projets pour le développement
d’une agriculture moderne et compétitive et 65 au titre de la mise à niveau
de la petite agriculture.

Le
diagnostic
L’activité agricole, pour la filière végétale, dans la région de
Chaouia-Ouardigha, reste largement dominée par les céréales. La preuve : sur
une superficie agricole utile (SAU) destinée aux cultures, plus de 681 000 ha, soit 96%,
sont destinés à la céréaliculture. Le reste est cultivé en olivier et vignes
(3%), et en pomme de terre (0,9%). Naturellement, en termes de revenus, c’est
la céréaliculture qui procure les plus grosses parts de valeur ajoutée et de
chiffre d’affaires avec respectivement 73% et 76% du total. Plusieurs
opérateurs, connus et moins connus, sont d’ailleurs très présents dans la
région à titre d’agrégateurs comme la Sonacos, Fertima, la Coopérative agricole
marocaine (CAM), Deltasem…
Pour ce qui est des activités d’élevage, la région est incontestablement
le champion national de l’aviculture et de la production de viandes blanches
qui dépasse les 85 000 tonnes par an. La région permet de satisfaire 23% des
besoins nationaux en viandes de volaille et 24% en œuf de consommation.
Pour le reste de la filière animale, la taille des cheptels est tout
aussi importante : 272 504 têtes de bovins (9,7% du national), 1 748 588
têtes d’ovins (10,3% du national) et 121 754 têtes de caprins. La production
de viande rouge est estimée à 38 000 tonnes et génère 77% de valeur ajoutée
des filières animales et celle du lait atteint 115 000 tonnes par an dont,
malheureusement, une faible part est usinée.
Comme pour la filière végétale, beaucoup d’opérateurs sont déjà présents
dans la région en tant qu’agrégateurs comme l’ANOC (viandes rouges), MAVI
(abattage et conditionnement de viandes blanches) ou encore Nestlé, Superlait
et Centrale laitière pour le lait.
Ce que prévoit le plan régional
L’investissement global est estimé à 8,8 milliards de DH durant la
période 2009-2020. 34% de ce montant concerne le développement de systèmes de
production végétale, 39% le développement des systèmes de production animale
tandis que 27% de l’enveloppe seront consacrés à des projets transverses.
L’Etat prendra en charge 49% des investissements alors que les agrégateurs et
les agrégés supporteront 51% du montant total des investissements restants.
Au total, ce sont 295 projets identifiés et évalués dont 230 projets pour le
développement d’agriculture moderne et compétitive et 65 au titre de la mise
à niveau de la petite agriculture.
3 milliards de DH seront investis dans 89 projets de production végétale
visant l’intensification et la valorisation de la production de céréales, de
la pomme de terre, l’extension de la culture de l’olivier et celle de la
vigne grâce notamment à la reconversion.
La production animale, elle, profitera d’un investissement global estimé
à 3,43 milliards DH servant à la concrétisation de 206 projets d’amélioration
de la productivité et de la valorisation des produits laitiers, des viandes
rouges (unités d’élevage d’ovins avec insémination artificielle,
engraissement, construction d’un abattoir), l’aviculture (création de deux
abattoirs de volailles et six unités modernes de volailles) et la cuniculture
(création d’une unité d’élevage de lapins).
Pour les projets dits transverses, on retiendra surtout ceux dans le
domaine de la reconversion du système d’irrigation, de l’économie d’eau, de
la conservation des eaux et des sols, et de l’assurance agricole contre les
effets de la sécheresse, le tout pour un investissement attendu de 2,4 milliards
DH.
Les impacts attendus
Au terme du plan régional Chaouia-Ouardigha, la valeur de la production
végétale et animale augmentera de 121% à l’horizon 2020. La valeur de la
production végétale progressera de 105% et celle de la production animale de
109%.
La reconversion des systèmes d’irrigation actuels en systèmes
d’irrigation localisée permettra d’améliorer significativement les niveaux de
valorisation de l’eau d’irrigation. L’irrigation localisée de la vigne
induira la valorisation de l’eau d’irrigation à 22,99 DH/m3 en 2020 au lieu
de 12,83 DH/m3 actuellement. Celle de l’olivier permettra la valorisation de
l’eau d’irrigation à 12,15 DH/m3 en 2020, contre 1,74 DH/m3 aujourd’hui.
Quant à la pomme de terre, la valorisation de son eau d’irrigation atteindra
24,85 DH/m3 en 2020 au lieu de 7 DH/m3 aujourd’hui.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 230 850 emplois
stables en milieu rural, soit 212% de plus qu’aujourd’hui. 10,8 millions de
journées de travail (JT) supplémentaires seront générées par les activités de
production végétale et 61,2 millions seront issues des activités de
production animale.
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11-Plan régional Marrakech-Tensift-Al
haouz
Marrakech-Tensift-Al
Haouz : olives, oranges et abricots.
1,97 milliard de DH
seront consacrés à des projets transverses notamment dans le domaine de la
protection des ressources en eaux et des sols.
La céréaliculture continuera d’occuper une place importante avec l’accent mis
sur le blé dur.
37 projets seront dédiés à la production animale.

Le
diagnostic
Les céréales et l’olivier : ce sont aujourd’hui les deux principales
cultures qui occupent la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. La première
accapare 800 000 ha,
soit 55% de la SAU,
40% de l’emploi régional pour une production de 636 000 tonnes et surtout des
niveaux de rendement et de rentabilité faibles : 5 800 DH/ha en irrigué et 1
230 DH/ha en bour. L’olivier, lui, occupe près de 123 000 ha pour une
production de 246 000 tonnes et une valeur ajoutée qui va de 2 750 DH/ha en
bour à 7 100 DH en irrigué. En revanche, la culture d’agrumes assure une
valeur ajoutée de 27 000 DH/ha, celle de l’abricotier génère une valeur
ajoutée de 16000 DH/ha.
Pour la filière animale, la région dispose d’un des cheptels les plus
importants, soit 3,3 millions de têtes dont 158 000 têtes dédiées à la
production laitière et qui fournissent aujourd’hui un volume global de 339
000 tonnes de lait par an. Pour autant, ce sont les viandes rouges (bovines,
ovines et caprines) qui assurent la plus grosse part du chiffre d’affaires de
la filière animale, pour une production de 35 000 t de viande par an, et
créent le plus d’emplois.
Ce que prévoit le plan régional
La plan régional pour Tensift-Al Haouz table sur une enveloppe importante
de 10,4 milliards de DH en termes d’investissements dont 8,4 milliards seront
alloués aux projets dans la production végétale et animale et 2 milliards aux
projets transverses. En termes de financement, l’Etat assurera une
contribution à hauteur de 25% de ces investissements tandis que les
agriculteurs et les agrégateurs prendront en charge les 75% restants. Au
total, le plan régional a retenu 141 projets dans son plan d’action dont 82
dans la grande agriculture et 59 dans le volet de la petite exploitation.
Parmi eux, 104 concernent la production végétale et draineront un
investissement global de 7,06 milliards DH. Ils concernent essentiellement
l’intensification de la production de semences de céréales, de blé dur
classique et de blé dur bio. Le plan prévoit en outre d’étendre et de
valoriser la culture de l’olivier, d’étendre et d’intensifier la culture
d’agrumes et de l’abricot.
La production animale bénéficiera d’une enveloppe de 1,35 milliard
de DH qui permettra de réaliser 37 projets en matière d’agrégation de la
production laitière ainsi que l’exploitation d’une ferme de 1 000 têtes
d’ovins et 400 chèvres laitières. Par ailleurs, le plan prévoit
l’intensification et la valorisation de la viande bovine, ovine, et
accessoirement du chevreau.
Enfin, 1,97 milliard de DH seront consacrés à des projets transverses
notamment dans le domaine de la protection et conservation des ressources en
eaux et des sols, de la réhabilitation et inter-connection des réseaux
d’irrigation, de l’aménagement de pistes dans les zone rurales enclavées,
voire de la melkisation des terrains collectifs au profit des ayants droit,
et la vulgarisation et transfert de technologies au profit des agriculteurs.
Les impacts attendus
A horizon 2020, la superficie dédiée à l’olivier passera à 172 000 ha contre
123000 actuellement et la production sera de l’ordre de 861 000 tonnes soit
une augmentation de +250%. Les agrumes devraient également prendre plus de
place avec une superficie de 9120 ha contre 5 400 aujourd’hui et une production
qui passera de 105 000 à 231000 tonnes par an. Toujours dans l’arboriculture,
le plan prévoit l’intensification de la culture d’abricotier avec une
superficie de 56 000 ha
au lieu de 26 000 actuellement et une production de 584 000 t au lieu de 288
000 t.
Pour autant, les céréales, bien que leur superficie soit en baisse,
connaîtront également une nette amélioration de la production avec un volume
attendu de 860000 t contre 630 000 actuellement.
Au total, le plan table sur une valeur ajoutée agricole à l’horizon 2020
de l’ordre de 8 milliards de DH contre 4,4 milliards actuellement et un
doublement des volumes exportés soit 177 000 tonnes par an. Au passage, la
valeur de la production végétale progressera de 62% et celle de la production
animale de 76%.
La reconversion des superficies actuelles de la luzerne en maïs fourrager
sous irrigation localisée permettra une valorisation de l’eau d’irrigation de
6 DH/m3 en 2020 au lieu de 2,9 DH/m3 actuellement. L’intensification de
cultures arboricoles (agrumes et abricotier) entraînera une meilleure
valorisation de l’eau d’irrigation.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale devrait contribuer à
créer 54 millions de journées de travail supplémentaires, soit 19% de plus
qu’actuellement. Le plan prévoit également une utilisation d’engrais de
l’ordre de 470 000 quintaux contre 86 300 q actuellement et 80 000 qx de
semences sélectionnées contre 30 000 qx aujourd’hui.
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12-Plan régional Tadla-Azilal
La valeur ajoutée
produite par Tadla-Azilal sera multipliée par 4,5 d’ici 2020.
Olivier, caroubier,
betterave sucrière, agrumes, amandier…, plusieurs cultures seront mises en
valeur.
Huit projets de développement de fermes laitières et des abattoirs régionaux
de viandes rouges et blanches sont prévus.
12 milliards de DH d’investissements prévus dont la moitié ira à la petite et
moyenne hydraulique.

Le
diagnostic
Les céréales, les olives, les agrumes et la betterave sucrière : ce sont
les quatre locomotives actuelles de l’agriculture dans le Tadla-Azilal.
Les céréales occupent une superficie importante dans la région (44%),
avec une part dans le chiffre d’affaires de 42%, et de 47% dans la valeur
ajoutée mais seulement 17% des emplois. La deuxième production est celle de
l’olivier puisqu’il occupe 27% des terres cultivées et génère 19% du chiffre
d’affaires tout en accaparant 26% de l’emploi local. La troisième production
concerne les agrumes occupant à peine 6% des terres, générant 17% du chiffre
d’affaire et nécessitant un bon quart des ressources humaines locales.
Sur une superficie équivalente, la betterave produit 1% de valeur ajoutée et
consomme la plus grande part de la main-d’œuvre locale (33%).
La production animale occupe une place de choix dans la région qui compte
un cheptel important de 2,2 millions de têtes, dominé à 83% par les petits
ruminants (ovins et caprins) et par 11% de bovins. Les filières viandes
rouges représentent le plus grand contributeur au chiffre d’affaires (55%
pour 42000 tonnes par an) et à la création de valeur ajoutée (63%) dans le
secteur de la production animale. Pour ce qui est de la production laitière,
en revanche, elle est assurée par un cheptel de 95 000 têtes qui fournissent
près de 210 000 tonnes de lait par an. La filière animale comprend également
d’autres activités de moindre importance comme la production de viandes
blanches et le miel.
Ce que prévoit le plan régional
Le Plan vert régional table sur un investissement global estimé à 12 milliards
de DH durant la période 2009-2020. Près de 42% de ce montant concerneront le
développement de production végétale, 5% le développement de systèmes de
production animale, alors que 53% porteront sur les projets transverses.
L’Etat prendra en charge 32% des investissements dans la production végétale
et 14% dans la production animale alors que les producteurs agrégés et les
agrégateurs supporteront le reste. Au total, le plan comporte 70 projets dont
38 projets dans la grande agriculture moderne et 32 projets destinés à la
mise à niveau de la petite agriculture.
Près de 3 milliards DH profiteront à 30 projets visant l’extension,
l’intensification et à la valorisation de la production des agrumes ; la
transformation et valorisation de la production de piment; la réhabilitation,
l’extension, transformation et valorisation de la culture des olives;
l’intensification des céréales, du caroubier et du noyer ; la réhabilitation
et extension des amandiers. Le plan agricole prévoit également des projets
dans le conditionnement et l’emballage de la production de sésame,
l’entreposage frigorifique de la production de pommier, une station de
conditionnement de la production du grenadier en plus de la production de
semences sélectionnées de céréales.
La production animale est dotée d’une enveloppe de 1,9 milliard de DH qui
permettra la réalisation de 8 projets en matière de développement de grandes
fermes laitières ainsi que de la filière lait selon le modèle agrégé. Il
s’agira également de développer l’agrégation de la filière viande
autour d’un abattoir moderne régional et la création d’un centre
d’engraissement spécialisé. De même pour les viandes blanches, il est prévu
le développement de l’agrégation autour d’un abattoir avicole. Enfin, un
projet de promotion du miel comme produit du terroir sera mis en œuvre dans
la région.
6,4 milliards de DH seront alloués aux actions dites transverses
notamment dans le domaine de la réhabilitation, maintenance et aménagement de
la petite et moyenne hydraulique (PMH), de la formation professionnelle et de
la promotion de la femme rurale.
Impacts
Les quatre principales cultures sur lesquelles semble miser le Plan vert
régional sont l’olivier, le caroubier, la betterave sucrière et les agrumes.
Les superficies qui y seront consacrées augmenteront respectivement de 60%,
70%, 52% et 35%, à horizon 2020, pour des productions respectives de 400 000
t (contre 100 000 actuellement), 21 000 t (contre 4 000 t), 1 050 t (contre
600 t) et 424 000 t (contre 210 000 t). Le plan mise également sur
l’extension d’autres cultures nouvelles et tout aussi intéressantes en termes
de valeur ajoutée comme le sésame ( 4 000 ha en 2020 contre 2 000 actuellement)
et le piment niora ( 1
200 ha contre 800 ha actuellement).
Au terme du Plan régional, la valeur ajoutée agricole de la région
devrait avoisiner les 12 milliards DH contre 2,7 milliards aujourd’hui et les
exportations passeront de 60 000 à 253 000 tonnes. De même, la valeur de la
production végétale progressera de 292% et celle de la production animale de
265%.
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la
reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation localisée
permettront une valorisation de l’eau d’irrigation des petits fruits de 10,5
DH/m3 en 2020 au lieu de 6 DH/m3 actuellement. Celle de l’olivier atteindrait
8,4 DH/m3 en 2020 au lieu de 1,1 DH/m3.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera plus de 25 000
emplois permanents, soit 62% de plus qu’actuellement. 39 337 emplois seront
générés dans la production végétale et 27 280 emplois dans la production
animale.
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10,5 milliards de DH
d’investissements prévus dont 50% iront au développement de la production
végétale. 80 nouveaux projets attendus.
Plutôt que l’extension des superficies, c’est l’augmentation du rendement qui
est recherchée : jusqu’à 87% pour l’olive.
En 2020, le mètre cube d’eau permettra de produire 26 DH de biens contre 15
actuellement.

Le
diagnostic
Malgré le climat peu propice, le diagnostic dressé fait état de la
prédominance de la culture de céréales qui accapare 52,2% de la superficie
agricole utile (SAU) contribuant à hauteur de 42% dans le chiffre d’affaires
du secteur et 37% de sa valeur ajoutée totale. En revanche, ce sont les
cultures de maraîchage et d’agrumes en irrigué qui, bien que sur des
superficie moins importantes (respectivement 4,7 et 6% de la SAU), dégagent les plus
hautes valeurs ajoutées, respectivement 98 000 DH/ha et 32 000 DH/ha.
D’autres cultures dégagent également des valeurs ajoutées plus importantes
notamment les produits du terroir comme le cactus, le safran ou la rose à
parfum. La région comprend également des étendues plus ou moins importantes
d’oliviers (27 000 ha)
et d’amandiers (36 600
ha) avec, toutefois, des productions faibles,
respectivement 23 000 et 6 000 tonnes par an, du fait de l’aspect
traditionnel des exploitations.
Pour ce qui est de la production animale, la région du Souss dispose d’un
cheptel important de 2,22 millions de têtes dont 118 000 vaches laitières qui
permettent de produire quelque 246 000 tonnes de lait par an représentant 84%
du chiffre d’affaires de la filière. La région produit également 17 000 t de
viandes rouges et 30 000 t de viandes blanches par an.
Ce que prévoit le plan régional
Le Plan vert régional pour le Souss- Massa-Drâa table sur un
investissement global de 10,54 milliards de DH dont 50% environ seront
alloués au développement de la production végétale et 10% à la production
animale, alors que 40% de l’enveloppe iront aux projets transverses. L’Etat
prendra en charge 35% des investissements alors que les producteurs agrégés
et les agrégateurs supporteront les 65% restants. Au total, le plan régional
a retenu 80 projets dont 24 dans la grande agriculture et 56 pour la petite
exploitation.
Un investissement de 5,05 milliards de DH profitera à 48 projets de
production végétale visant l’amélioration de la production de cultures
maraîchères en plein champ et sous serres ainsi que l’extension et
l’amélioration de la culture d’agrumes. Il est également prévu l’extension,
l’intensification - et le cas échéant la valorisation - de la production
d’olives, d’amandes, de dattes, de cactus, de safran, voire de pommes, de
caroubes, d’argan et de rose à parfum.
Pour la production animale, le plan a prévu un investissement de 1,35
milliard de DH destiné à la réalisation de 32 projets en matière
d’amélioration de la productivité des élevages laitiers, la construction d’un
complexe laitier, la mise à niveau des coopératives laitières et la
construction d’une unité de lait et fromage de chèvre. Concernant les viandes
rouges, le plan prévoit la création de centres d’engraissement de bovins,
ovins et caprins et des abattoirs spécialisés. Quant au viandes blanches, il
est prévu l’élevage de poulets Beldi et la création d’abattoirs avicoles, de
même un projet d’élevage de lapins sera renforcé et une unité d’abattage de
lapins mise en place. Enfin, la filière apicole régionale sera modernisée et
une unité de conditionnement et d’emballage du miel sera créée. Pour
accompagner ce développement, le plan régional a retenu une enveloppe de 5,25
milliards DH au titre des projets transverses, notamment dans le domaine de
la modernisation des systèmes d’irrigation existants, la construction d’une
unité de dessalement d’eau de mer, ainsi que dans la formation de 480
ingénieurs et technicien en horticulture.
Les impacts attendus
Le Plan vert régional pour le Souss prévoit, pour 2020, une valeur
ajoutée annuelle de 9,2 milliards de DH contre 5,3 milliards actuellement et
des exportations de 1,27 milliard de DH contre 866 MDH. Sans programmer,
comme pour les autres régions, de grandes extensions des superficies
cultivées, le plan semble retenir surtout la piste de l’amélioration et
l’intensification des rendements. Ainsi, pour pratiquement les mêmes
superficies, les productions d’olives, de maraîchages et d’agrumes devraient
augmenter, en 2020, de respectivement 87%, 47% et 37%.
Pour la production animale, le plan prévoit une production annuelle de
360 000 t de lait (+47%), 28 000 t de viandes rouges (+65%) et 40 000 t de
viandes blanches (+33%).
L’amélioration des niveaux de productivité des cultures irriguées et la
reconversion des systèmes d’irrigation actuels en irrigation localisée
permettront une valorisation de l’eau d’irrigation de maraîchage de 26 DH/m3
en 2020 au lieu de 15 DH/m3 actuellement.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 63 150 emplois stables
en milieu rural, soit 58% de plus qu’actuellement. 30,8 millions de journées
de travail supplémentaires seront générées par les activités de production
végétale et 3,13 millions seront issues des activités de production animale.
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Guelmim-Esmara :
champion du cactus en 2020.
Pour atteindre le
milliard de DH de valeur ajoutée annuelle, la région compte sur trois grandes
cultures : les céréales, les dattes et le cactus.
La plus grosse part des 2,8 milliards de DH d’investissement ira au
développement de la production animale : ovins, camélidés et volaille.
La région dispose actuellement de 210000 ha de superficie agricole utile, dont
15 000 irrigués.

Le
diagnostic
Aussi aride et désertique qu’elle puisse paraître, la région de
Guelmim-Esmara n’en a pas moins des atouts à faire valoir dans le secteur
agricole. La région est dotée aujourd’hui d’une superficie agricole utile de 210 000 ha environ
dont 38 300 sont couvertes de céréales produisant 25 000 t, 30 000 en cactus
pour une production de 444000 tonnes par an et 10 000 ha en palmiers
qui produisent 16 000 tonnes de dattes pour une productivité de 8 400 DH/ha.
La céréaliculture, pratiquée sur 45% des terres de la région, est
essentiellement destinées à des fins d’autoconsommation et d’alimentation du
cheptel, sa productivité est assez basse, 1 700 DH/ha. Les cultures
maraîchères, localisées au niveau des périmètres irrigués par pompage,
s’étendent sur une superficie ne dépassant pas 4% et génèrent la productivité
moyenne la plus importante, soit 19 500 DH/ha.
Pour la filière animale, la région compte aujourd’hui un cheptel de
308000 têtes qui ne permettent d’atteindre que des productions très faibles :
2 600 tonnes de lait, 2 800 tonnes de viandes rouges, 1 400 tonnes de viandes
blanches auquel s’ajoutent quelques quantités infimes de miel (100 t).
Ce que prévoit le plan régional
Le Plan vert pour la région de Guelmim-Esmara table sur un investissement
global de 2,8 milliards de DH dont 70% concernent le développement de la
production végétale, 30% celui de la production animale. L’Etat prendra en
charge 62% des investissements alors que les agrégateurs supporteront 38% des
investissements restants. Au total, ce sont 15 projets qui ont été identifiés
dont 6 au titre de volet de la grande agriculture et 9 dans celui de la
petite agriculture.
Concernant la production végétale, une enveloppe de 846 MDH est destinée
à financer 8 projets visant l’augmentation de la production céréalière,
l’augmentation de la production et valorisation du cactus et du palmier
dattier. Entre autres projets retenus, l’installation de trois unités de
trituration des olives et de mise en bouteille, la création d’un marché de
gros et d’une unité de conditionnement.
La production animale est dotée, pour sa part, d’un investissement de
1,94 milliard de DH devant permettre la réalisation de 7 projets relatifs à
l’amélioration de la productivité du cheptel et la productivité apicole, à la
valorisation de la production laitière, à l’importation de chamelles et
dromadaires reproducteurs, à la création de trois unités avicoles produisant
des poulets de chair, à la création de trois unités avicoles de ponte.
On notera que pour cette région, les actions transverses portent
essentiellement sur l’accompagnement institutionnel (manifestations
régionales, concours agricoles, visites de terrain, journées de
sensibilisation) et les actions d’appui (formation des agents techniques et
des organisations professionnelles, la réalisation de diagnostic participatif,
le suivi et évaluation), le tout pour une enveloppe de 63 MDH.
Les impacts attendus
1 milliard de DH de valeur ajoutée. C’est le niveau que se propose
d’atteindre le Plan vert régional. Ce dernier table, pour cela, sur des
extensions importantes des superficies réservées à trois principales
cultures. Celle des céréales devraient passer, à l’horizon 2020, à 98400 ha pour une
production de 70 000 t soit 3 fois la production actuelle. Pour le palmier
dattier, le plan prévoit 3000
ha de plus que les 10 000 actuels qui permettront de
porter la production de dattes à 21 000 t par an. Mais c’est assurément dans
le cactus que la région semble vouloir se spécialiser : la superficie passant
de 30 000 à 50 000 ha,
la production devrait passer de 433 000 à 733000 t ce qui fera de
Guelmim-Esmara le premier producteur de cactus au Maroc.
Pour la production animale, le plan devrait apporter des améliorations de
la production de lait et de viandes (rouges et blanches) et l’éclosion d’une
industrie avicole qui produira pas moins de 8 millions d’œufs de consommation
par an.
Au final, la valeur de la production globale devrait augmenter de 88%
suite à l’amélioration des niveaux de production. La progression de la
production végétale est estimée à 77% et celle de la production animale à
127%.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 19 200 emplois
stables en milieu rural, soit 244% de plus qu’actuellement. 4,1 millions de
journées de travail supplémentaires seront générées par les activités de production
végétale et 1,6 millions seront issues des activités de production animale.
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15- Plan régional
Laâyoune-Boujdour-Sakia Al Hamra
Laâyoune-Boujdour-Sakia
Al Hamra : sous le signe de la chèvre et du chameau.
Avec une superficie
agricole utile de 127
500 ha, dont 146 ha en irrigué, et un climat aride,
l’activité agricole de la région se résume à l’élevage.
La production de lait de chamelle devrait être multipliée par 5 pour
atteindre 84 000 tonnes par an. Celle du lait de chèvre passera de 14 000 à
24 000 t par an.

Le
diagnostic
Avec une superficie agricole utile de 127 500 ha, dont 146 ha en irrigué, et un
climat qui ne s’y prête guère, l’activité primaire dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia
Al Hamra se résume exclusivement à des activités d’élevage. La région compte
un cheptel de 608 000 têtes dont 62 000 camélidés et 242 000 caprins destinés
à la production de lait, le reste étant réservé à la production de viandes rouges.
Un cheptel qui permet de produire aujourd’hui près de 16 000 t de lait de
chamelle, 14 000 t de lait de chèvre et 4 400 t de viandes rouges et
blanches.
Les sols sont généralement squelettiques présentant une texture grossière
sauf au niveau des lits des oueds et des graras (dépressions aux sols
profonds de texture moyenne limono-sablo-argileuse) exploités en
céréalicultures lors des années pluvieuses. Le statut juridique des terrains
agricoles de la région est à 100% domanial, ils sont essentiellement
consacrés aux parcours.
La production de viande blanche représente le plus grand contributeur au
chiffre d’affaires et à la création d’emploi dans le secteur de la production
animale régionale. Elle constitue également le plus grand consommateur dans
les exploitations agricoles. La production de lait de chamelle représente le
deuxième contributeur au chiffre d’affaires du secteur et à la création
d’emplois.
Ce que prévoit le plan régional
Le Plan vert régional ne pouvait naturellement que prendre en considération
ces contraintes climatiques. Tablant sur une enveloppe d’investissement
réduite, de 898 MDH, le plan est exclusivement articulé autour du
développement de la production animale. 14 projets ont été retenus dans cette
filière, pour une enveloppe de 867 MDH, dont 4 dans le volet de la grande
exploitation et 10 dans celui de la petite.
Ces projets portent sur l’intensification de la production de la viande
caméline et caprine, le développement et la valorisation de la production de
viande blanche, ainsi que l’intensification et la valorisation du lait de
chamelle et de chèvre.
Le reste de l’investissement, 31 MDH, est alloué à des projets
transverses qui porteront notamment sur des actions d’animation
(manifestations régionales, concours agricoles, visites de terrain,
journées de sensibilisation) et d’action d’appui (formation des agents
techniques et des organisations professionnelles, la réalisation de
diagnostic participatif, le suivi et évaluation)
Selon les prévisions établies, les actions du plan devraient profiter à
près de 4 700 éleveurs sur les 4 892 que compte la région.
Les impacts attendus
Au terme du plan régional, les performances des activités de l’élevage
devraient nettement s’améliorer. La production de lait de chamelle devrait
être multipliée par 5 pour atteindre 84 000 tonnes par an. Celle du lait de
chèvre passera de 14 000 à 24000 t par an. Concernant les viandes rouges et
blanches, le plan prévoit plus que de doubler les capacités avec un total de
10 500 tonnes par an. On signalera que toutes ces améliorations sont prévues
sans extension du cheptel, les projets portant essentiellement sur la
modernisation des méthodes et modes d’exploitation aujourd’hui archaïques.
Selon les prévisions du plan régional, la valeur ajoutée du secteur
agricole pour la région devrait se situer autour de 1,7 milliard de DH contre
550 MDH aujourd’hui, soit une évolution de +200%. Au passage, le secteur
créera davantage d’emplois. Ainsi, à l’horizon 2020, l’activité agricole
régionale créera 4,8 millions de journées de travail par an soit trois fois
plus qu’actuellement. 2 millions de journées de travail supplémentaires
seront générées par les activités de production de lait de chamelle,
430 000 journées de plus par la production de lait de chèvre, 570 000 par la
production de viandes rouges caméline et caprine et, enfin, 1,8 million
supplémentaires par la production de viandes blanches. Signalons enfin que la
région reste peu peuplée, eu égard à sa superficie : 256 000 habitants dont à
peine 7% de ruraux. La région de Laâyoune compte près de 5 000 éleveurs.
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Oued Eddahab-Lagouira mise sur le
maraîchage destiné à l’export.
Un investissement
global de 1,7 milliard de DH : 93% profiteront au développement de la
production végétale et un peu moins de 7% à la filière animale.
La région devrait exporter, en 2020, 196 000 tonnes de maraîchage contre 36
000 t aujourd’hui.

Le
diagnostic
Les productions végétales dans la région se résument à la culture de
primeurs, de la tomate et du melon essentiellement. Les conditions
climatiques optimales, les ressources hydriques importantes, l’absence de
maladies et d’insectes, et le soutien financier de l’Etat ont permis le développement
de monocultures maraîchères sous serres, destinées à l’exportation.
L’élevage du dromadaire constitue la principale source de revenu des
habitants. La région dispose d’un énorme potentiel pastoral marqué par
l’étendue, l’abondance et la régénération rapide des parcours, sur une
superficie de près de 13 millions d’hectares (soit 90% de la superficie
régionale). La production de viande rouge est estimée à 504 tonnes alors que
celle de la viande blanche se cantonne à 250 tonnes (le chiffre d’affaires
total s’élève à 24,3 MDH dont 85% revient généré par les viandes rouges). La
production de lait de chamelle, dont le potentiel est évalué à 5 000 tonnes,
ne génère qu’un faible revenu en l’absence d’une valorisation du produit
(soit un manque à gagner de 20 MDH). Aucune agrégation professionnelle
n’existe ni dans la production végétale, ni animale.
Ce que prévoit le plan régional
Le plan régional prévoit un investissement global de 1,7 milliards DH sur
la période 2009-2020. 93% de cette enveloppe profiteront au développement de
la production végétale et un peu moins de 7% au développement de la
production animale. L’essentiel de l’investissement sera apporté par les
opérateurs privés, soit 88%, alors que l’Etat assurera 11% et le reste, 1%,
sera financé par d’autres partenaires comme les collectivités locales,
l’agence de développement des provinces du Sud ou encore l’INDH. Au total, le
plan régional a retenu 22 projets déjà identifiés et évalués dont 19
concernent le volet d’intensification et d’agrégation et 3 pour le volet de
petite agriculture.
Un investissement de 1,53 milliard de DH servira à la réalisation de 11
projets dans la production végétale visant à l’extension de la
superficie des primeurs destinés à l’exportation, ainsi que la création d’une
station de conditionnement.
Pour ce qui est de la production animale, le plan régional a réservé une
enveloppe de 141 MDH qui serviront à la réalisation de 11 projets
d’intensification de la production de volailles, ainsi que la création d’un abattoir.
Concernant la production de viande rouge caméline, il s’agira de créer 30
unités de production intensive (par engraissement) et la commercialisation du
produit. Enfin, l’objectif est d’améliorer la productivité de la viande rouge
caprine. Quant au lait de chamelle aujourd’hui non commercialisé, il pourrait
être produit à hauteur de 2 920 tonnes en 2020.
La production végétale et animale des deux piliers est accompagnée de
projets et actions transverses à hauteur de 12 MDH. Ils seraient notamment consacrés
à la réalisation d’une étude sur les parcours.
Les impacts attendus
Parmi les filières qui tireront le plus profit du plan, le maraîchage.
Selon les projections du ministère de l’agriculture, la région devrait
produire, à l’horizon 2020, 196 000 tonnes de maraîchage, entièrement dédiés
à l’export, contre 36 000 t aujourd’hui et ce grâce à une extension des
superficies réservées à ces cultures qui passeront de 450 ha à 2 450 en 2020.
La valeur ajoutée agricole devrait atteindre 670 MDH contre 126 MDH
actuellement. La valeur de la production végétale progressera de 444% et
celle de la production animale de 212%.
Les cultures des primeurs sous serre sont de haute valeur ajoutée
puisque la valorisation du mètre cube d’eau est aujourd’hui évaluée à 33DH.
Cette valeur est considérée parmi les meilleurs indices de valorisation
des eaux d’irrigation au Maroc. L’utilisation des systèmes d’irrigation
localisée (goutte-à-goutte) entraînera une rationalisation et une meilleure
utilisation et valorisation des eaux d’irrigation.
A l’horizon 2020, l’activité agricole régionale créera 21 386 équivalent
emplois stables en milieu rural, soit 363% de plus qu’actuellement. 7,35
millions de journées de travail supplémentaires seront générées par les
activités de production végétale et 465 000 seront issues des activités de
production animale.
Ce qui a été fait
depuis un an :

Souvent, les nouvelles stratégies ont besoin de temps pour se mettre en
place. Pour le Plan Maroc Vert c’est encore plus vrai tant l’agriculture
n’est pas un secteur comme les autres : économique, certes, mais aussi
éminemment social, l’activité agricole est intimement liée à la problématique
rurale au Maroc. Partant, une stratégie agricole ne peut réussir que si elle
prend en considération cette dimension sociale. Pour beaucoup d’observateurs,
à l’annonce du Plan en 2008, la mise en place d’une telle stratégie était
partie pour durer plusieurs années. Pourtant, en l’espace d’un an, entre
avril 2008 et avril 2009, bien des choses ont été réalisées. On peut citer
notamment :
- La conclusion d’une convention de financement avec le Crédit Agricole du
Maroc dotée de 20 milliards de DH pour la période 2009-2013. Les besoins en
investissements agricoles classiques seront supportés à hauteur de 14 milliards
de DH, tandis que 5 milliards de DH seront rendus disponibles aux petits
agriculteurs dans le cadre de la
Société de financement pour le développement agricole
(SFDA), filiale du Crédit agricole. Récemment, le groupe Attijariwafa bank
vient, lui aussi, d’annoncer le lancement de produits bancaires dédiés au
Plan Maroc Vert.
- La réalisation en totalité de la première tranche du contrat-programme pour
la filière agrumicole.
- La conclusion de cinq contrats régionaux et l’exécution du programme de la première
année pour la filière du sucre.
- Le lancement d’opérations test d’agrégation concernant le blé dur dans la
région de Doukkala et la préparation d’une opération similaire pour le riz
dans le Gharb.
- La préparation d’un programme pour la promotion de l’assolement céréalier
en application du protocole d’accord signé entre l’Etat et l’OCP dans ce
domaine.
- la signature de deux conventions de partenariat pour la création de deux
agropoles à Berkane et Meknès, ainsi que l’accélération du rythme du programme
d’adoption des techniques d’économie d’eau dans la région de Berkane.
Qui
produira quoi en 2010 : Agrumes, olives, céréales, lait, viandes, quelles sont les premières
régions productrices pour chaque culture et denrée, pour quelles
superficies...Voilà à quoi ressemblera la physionomie de l’agriculture en
2020.

Agrumes
1er rang : Gharb avec 1,38 million de tonnes sur 39 300 ha
2e rang : Souss-Massa-Draa avec 864 000 t sur 34 000 ha
3e rang : l’Oriental avec 528 000 t sur 19 400 ha
4e rang : Tadla-Azilal avec 424 000 t sur 16 200 ha
Céréales
1er rang : Chaouia-Ouardigha, Taza-Al Hoceima et Doukkala-Abda avec 1
million de tonnes chacune
2e rang : Meknès-Tafilalet avec 911 000 t
3e rang : Marrakech-Tensift-Al Haouz avec 860 000 t
4e rang : Gharb avec 790 000 t
Maraîchage
1er rang : Souss-Massa-Drâa avec 2,14 millions t sur 25 500 ha
2e rang : Fès-Boulmane avec 1,6 million t sur 20 000 ha
3e rang : Doukkala-Abda avec 1,1 million t sur 23 200 ha
Olives
1er rang : Marrakech-Tensift-Al Haouz avec 861 000 t sur 172 000 ha
2e rang : Taza-Al Hoceima-Taounate avec 660 000 t sur 318 500 ha
3e rang : Fès-Boulmane avec 540 000 t sur 120 000 ha
4e rang : Meknès-Tafilalet avec 413 000 t sur 86 400 ha
Cultures
sucrières
1er rang : Gharb avec 3,16 millions t sur 47 000 ha
2e rang : Doukkala-Abda avec 1,5 million t sur 20 000 ha
3e rang : Tadla-Azilal avec 1 million t sur 17 500 ha
Lait
1er rang : Gharb avec 1,1 million t
2e rang : Tadla-Azilal avec 750 000 t
3e rang : Marrakech-Tensift-Al Haouz avec 738 000 t
Viandes
blanches
1er rang : Chaouia-Ouardigha avec 196 000 t
2e rang : Fès-Boulmane avec 113 000 t
3e rang : Meknès-Tafilalet avec 107 000 t
Viandes
rouges
1er rang : Tadla-Azilal avec 90 000 t
2e rang : Marrakech-Tensift-Al Haouz avec 64 000 t
3e rang : Meknès-Tafilalet, Chaouia-Ouardigha et Doukkala-Abda avec 60 000
t chacune
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