Lutte intégrée (F4) |
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1. Exemple de problèmes pour lesquels la bonne pratique constitue une alternative
La lutte intégrée ou gestion intégrée des ennemis des cultures peut être définie comme une méthode décisionnelle qui a recours à toutes les techniques nécessaires pour réduire les populations d'organismes nuisibles de façon efficace et économique, tout en respectant l'environnement. 3. Mise en œuvre de la bonne pratique agricole 3.1. Description La lutte intégrée peut être élucidé en six étapes : 3.1.1 Identifier la faune utile et les ennemis La majorité des organismes vivants sont utiles. On ne peut se permettre d'éliminer tout ce qui bouge et par conséquent causer un déséquilibre des chaînes alimentaires. En lutte intégrée, il faut d'abord identifier et connaître les espèces qui habitent les écosystèmes agricoles (champs, vergers, serres, etc.). 3.1.2 Dépister et évaluer la situation Pour rationaliser les décisions, il faut aussi évaluer les conditions environnementales, l'abondance des organismes nuisibles et utiles, l'état de santé et le stade de développement des cultures. Dans plusieurs productions maraîchères et fruitières, le suivi régulier des champs permet de mieux utiliser les pesticides et de réduire leur emploi sans perte de qualité et de rendement. 3.1.3. Utiliser des seuils d'intervention Un seuil d'intervention permet non seulement d'utiliser un pesticide ou tout autre moyen de lutte au bon moment, avec un maximum d'efficacité, mais aussi de réaliser des économies appréciables en n'intervenant pas lorsque ce n'est pas justifié. 3.1.4. Adapter l'écosystème Plusieurs organismes nuisibles résident en bordure des champs, dans les cultures voisines, dans des résidus de cultures et dans les sols. Ils peuvent aussi être transportés par la machinerie et le personnel agricole. Le choix de cultivars tolérants ou résistants, la modification des densités et des dates de semis, l'entretien des brise-vent et des fossés, la désinfection des équipements et l'utilisation de rotations appropriées sont autant de moyens de rendre l'écosystème favorable aux organismes utiles et aux cultures, mais difficile à vivre pour les ravageurs, les agents pathogènes et les mauvaises herbes. 3.1.5. Combiner les méthodes de lutte L'intégration de différentes méthodes de lutte préventives ou curatives, soit biologique, mécanique, culturale, génétique et chimique, assure une réduction plus durable et souvent plus efficace des populations d'organismes nuisibles et contribue à réduire les risques associés à l'emploi exclusif des pesticides chimiques notamment la destruction de la faune auxiliaire, la sélection de souches résistantes et la pollution de l’eau, l’air et le sol. En fait, les pesticides ne sont qu'un maillon de la lutte intégrée et doivent être utilisés uniquement lorsque la situation le justifie. 3.1.6. Évaluer les conséquences et l'efficacité des actions La mise en œuvre de la lutte intégrée nécessite:
Certaines normes existent concernant les seuils de nuisibilité utilisés pour les ravageurs du pommier au Maroc à savoir :
La lutte intégrée a pour but de n’intervenir par une multitude de méthodes que lorsque le ravageur présente un risque réel. Son application nécessite un suivi régulier de la part de l’agriculteur tout en restant très proche de l’évolution des connaissances scientifiques en la matière d’utilisation des seuils d’intervention qui peuvent évoluer en fonction de l’évolution des ravageurs sur la culture à protéger. 3.5. Estimation et coût de mise en oeuvre L’utilisation de la lutte intégrée nécessite en plus des contrôles visuels effectués au champ, l’achat de pièges, de capsules à phéromones, de produits biologiques (exemple: Bacillus thuringiensis, prédateurs, parasitoïdes, etc.) utilisés dans la lutte. Au Maroc, quelques sociétés commercialisent ces produits. Les prix relatifs à ces produits peuvent être communiqués par les sociétés qui les commercialisent. 3.6. Limites de la bonne pratique agricole
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