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Parmi les ravageurs reconnus importants nous trouvons le puceron cendré Dysaphis plantaginea. En outre, quatre espèces de pucerons, le puceron lanigère Eriosoma lanigerum, le puceron vert du pommier Aphis pomi, le puceron noir de la luzerne Aphis craccivora, et le puceron vert du pêcher Myzus persicae se montrent occasionnellement dangereux dans la culture du pommier.
a. Morphologie
Les pucerons sont des insectes Homoptères de petite taille (0,5 à 7 mm) ayant un appareil buccal piqueur-suceur adapté à l’ingestion des substances liquides. Ces insectes se caractérisent par:
- Des antennes comportant au plus six articles portant des organes sensoriels arrondies, ovalaires ou linéaires, dénommés sensorias ou rhinaries (les rhinaries primaires et secondaires). Ces rhinaries sont nombreuses chez les ailés et les mâles, plus rares chez les virginipares aptères.
- Des cornicules: ce sont des tubes de forme et de longueur très variable, se trouvant généralement à la jonction des segments VI et VII. Les secrétions des cornicules contiennent parfois des phéromones d’alarme dont la libération est provoquée par l’attaque d’un prédateur par exemple.
- Des tarses formés de deux articles inégaux : le deuxième plus long, se termine par deux ongles ou griffes.
b. Biologie-écologie
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Le puceron cendré (Dysaphis plantaginea) est une espèce dioécique (nécessite 2 hôtes) admettant le pommier comme hôte primaire et les plantains comme hôtes secondaires. Le suivi de la dynamique des populations de ce puceron dans le Saïs a montré que: l’installation des premières larves se fait au cours de la troisième décade de Mars, ou même une dizaine de jours avant si le mois de février est plus chaud. Le développement complet de la fondatrice depuis l’éclosion jusqu’à le stade adulte nécessite 240 à 280 degrés-jours. Et c’est le premier stade qui est le plus long de tous ; dans les conditions naturelles sa durée excède la moitié du temps nécessaire pour le développement des quatre stades larvaires. Dans le Saïs, les premières femelles fondatrices adultes sont trouvées la première décade d’avril et les premières fondatrigènes aptères 15 plus tard. C’est au cours du mois de mai que les colonies deviennent populeuses. Les premières fondatrigènes ailés qui vont assurer l’émigration vers les hôtes secondaires deviennent plus importante en nombre vers fin juin.
- Pour le puceron lanigère (Eriosoma lanigerum) au Maroc comme l’hôte secondaire qui est l’Orme américain est absent, l’espèce se maintient toute l’année sur le pommier sous la forme parthénogénétique. Elle passe l’hiver à l’état de larves et de femelles aptères souvent dissimulées sur les rejets, au collet et sur les grosses racines du pommier. Dés le mois de mars, le puceron se disperse sur l’arbre entraînant la formation de nombreuses colonies. Au cours du printemps et de l’été qui sont particulièrement favorables au développement du puceron, plusieurs générations se succèdent. En juin, apparaissent les ailés qui vont assurer la dissémination de l’espèce dans le verger. A l’automne, l’insecte regagne le collet et les racines des arbres pour hiverner.
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- Pour le puceron vert du pommier (Aphis pomi) ce puceron a un cycle qui se déroule uniquement sur pommier. L’hiver est passé sous l’état d’œufs déposés en masse sur la partie duveteuse, à l’extrémité des rameaux. Dans les conditions du Saïs et Moyen Atlas, le puceron vert du pommier ne se manifeste que par des foyers épisodiques et très localisés.
- Le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) Dans les conditions du Saïs et Moyen Atlas, ce puceron est hétéroécique (nécessite la présence de plus d’un hôte) mais peut évoluer sous forme parthénogénétique sur les hôtes secondaires. Ce puceron admet les Prunus comme hôtes primaires et un grand nombre de plantes appartenant à diverses familles botaniques comme hôtes secondaires. Ce n’est qu’à partir du mois d’avril que certaines plantations de pommier et poirier sont envahies massivement par les ailés de M.persicae. Ces ailés sont différents morphologiquement de ceux qui naissent sur les hôtes primaires.
- Pour le puceron noir (Aphis craccivora) c’est une espèce polyphage et anholocyclique (vit sous forme parthénogénétique), largement répandue dans le Maroc. Elle demeure sur luzerne pendant toute l’année avec une densité de population très variable. Durant le mois d’avril, de nombreux ailés de ce puceron se posent sur les jeunes pousses du pommier et du poirier. C’est en général dans les jeunes plantations que les pucerons se développent rapidement. Les feuilles attaquées jaunissent et se fanent.
c. Symptômes, dégâts et mode d’observation et de dépistage
Les dégâts dus aux femelles fondatrices et à leurs toutes premières larves sont de deux types:
- Les piqûres sur l’ovaire floral provoquent la déformation des fruits
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Les feuilles piquées sont enroulées perpendiculairement à la nervure principale.
Les dégâts causés par les colonies secondaires se traduisent par une légère torsion des feuilles avec en outre un enroulement marginal accusé. Celles du sommet des rameaux sont quelquefois enroulées longitudinalement en hélice.
En plus, le puceron vert du pêcher peut transmettre à lui seul plus de 120 maladies virales.
L’activité du vol des pucerons peut être suivie par l’installation de cuvettes de 30 cm de diamètre et de 10 cm de profondeur, peintes en jaune et remplies aux deux tiers d’eau additionnée d’un peu de mouillant du genre ‘ Teepol’ ou du champoing. Ces pièges sont visités deux fois par semaine. Les pucerons sont récupérés au pinceau, mis dans l’alcool à 70° et rapportés au laboratoire pour dénombrement et détermination sous loupe binoculaire. Les pièges sont installés à 70 cm du sol à raison de deux pièges par exploitation. Ce niveau de piégeage permet de capturer la majorité des espèces de pucerons vivant sur les arbres.
L’utilisation de ces pièges doit être accompagnée d’autres méthodes comme le frappage ou le contrôle visuel.
Selon les stades phénologiques du pommier, deux sortes de contrôle sont effectuées:
- Contrôle d’hiver ou prognose: Cette méthode consiste à dénombrer les œufs et les larves des pucerons présents sur des échantillons de deux mètres de branchage. Ces échantillons à dépouiller sous loupe binoculaire, sont constitués de 10 rameaux de 2 à 3 ans, de 20 cm de long. L’ensemble est pris au hasard sur 5 arbres représentatifs du verger.
- Contrôles visuels en cours de végétation: Un minimum de 100 organes végétatifs à raison de 2 organes par arbre sur 50 arbres examinés. En général, on doit effectuer un ou deux contrôles entre le débourrement et la floraison et ultérieurement un contrôle toutes les deux semaines. Le tableau suivant indique le schéma des contrôles visuels :
Tab.4 Observations en cours de végétation et seuils à adopter dans le cas des pucerons sur pommier
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Bourgeons floraux parmi les plus développés |
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Bouquets fruitiers parmi les plus développés |
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Pousse de l’année |
15%
10%
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Pousse de l’année |
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d. Méthode de lutte
- Le puceron cendré : Dysaphis plantaginea Pass. (Homoptera: Aphididae)
Le puceron cendré est le plus dangereux pour le pommier dans la région de Meknès Elhajeb. Il a un pouvoir de multiplication très élevé au Printemps. En règle générale, une intervention chimique est nécessaire avant la floraison. Les hyménoptères parasitoïdes sont actifs sur les fondatrices pendant la floraison ainsi que les syrphes et les coccinelles actives
après la floraison peuvent éviter les pullulations de ce puceron issues de quelques fondatrices non détruites par le traitement préfloral.
- Le puceron vert : Aphis pomi de Geer. (Homoptera: Aphididae)
Les infestations débutent le plus souvent en juin. Ce puceron est moyennement dangereux pour le pommier. De nombreux prédateurs sont actifs à ce puceron à partir de la mi-juin : coccinelles (Coccinella septumpunctata L. et Scymnus sp.), les syrphes, les cécidomyies, les chrysopes , les hémérobes, les Anthocorides et les Mirides. Ces prédateurs interviennent sur les populations de pucerons déjà bien installées mais ils permettent le plus souvent l’application d’un aphicide.
- Le puceron lanigère, Eriosoma lanigerum HAUSM. (Homoptera: Eriosomatidae)
Ce puceron est reconnaissable par les secrétions cireuses formant un duvet blanchâtre. Ce puceron a une répartition limitée au Maroc, il est répandu dans les régions de Fès et Missour. Les plantes hôtes sont le pommier, le cognassier et rarement le poirier. Dans les vergers où on traite contre le carpocapse, ce puceron ne se dissémine pas et reste au niveau des arbres qui sont déjà infestées.
Les dégâts occasionnés par ce ravageur se présentent sous forme de boursouflures et des tumeurs semblables à celles des bactéries. Le puceron lanigère peut être attaqué par les chrysopes, les hémérobes, les coccinelles, les larves de syrphes et aussi par un hyménoptère parasite: Aphelinus mali (Hymenoptera: Aphelinidae).
En général, une intervention déclenchée avant la floraison au mois de février, permet de réduire les dégâts sur les fruits et pourrait être efficace contre la majorité des espèces aphidiennes nuisibles. Ce traitement a l’avantage aussi d’épargner les auxiliaires encore peu actifs à cette époque.
- Lutte Chimique: Produits indiqués dans l’index phytosanitaire 2007 de l’Association Marocaine de Protection des Plantes AMPP
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Conditions d'applications
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| AKOPRID 200 SL |
50 cc |
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14 |
| BIOPHYTOZ L2 |
500 cc |
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14 |
| CALYPSO 480 SC |
20 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
14 |
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35 cc |
Puceron lanigère |
14 |
| CONFIDOR 200 SL |
50 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
14 |
| DECIS PROTECH |
50 cc |
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7 |
| ELSAN 50 EC |
80 cc |
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60 |
| ENDOSULFAN 35 |
175 cc |
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40 |
| FASTAC 5 |
30 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
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| JADARME 25 WP |
150 g |
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21 |
| LANNATE 20L |
250 cc |
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21 |
| LANNATE 25 WP |
200 à 300 g |
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21 |
| MALAPRON |
125 cc |
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7 |
| MALYPHOS 50 |
125 cc |
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7 |
| MOSPILAN 20 SP |
10 g |
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14 |
| PHYTROL |
500 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
14 |
| PIRIMOR 50 DG |
75 g |
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21 |
| POLATHION 50 |
125 g |
Dés l’apparition du ravageur |
7 |
| PROSULFAN |
175cc |
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40 |
| PROTEUS 110 OD |
60 cc |
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14 |
| SALVADOR 25 WP |
200 à 300 g |
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21 |
| SIF MALATHION |
125 cc |
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7 |
| SPENDOS 35 EC |
175 cc |
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40 |
| TAMARON 400 SL |
150 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
35 |
| THIODAN 350 EC |
175 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
40 |
| THIONEX 350 EC |
175 cc |
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40 |
| THIODRAX 35 EC |
175 cc |
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40 |
| TREBON 20 EC |
35 cc |
Dés l’apparition du ravageur |
14 |
| VITNAM 20 |
250 cc |
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7 |
| WARRANT 200 SL |
50 cc |
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14 |
| ZOLONE PM |
200 g |
Dés l’apparition du ravageur |
21 |
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